Se tenir debout et être prêt à aller jusqu’au bout

  • Publié le 21 mai 2024 (Mis à jour le 23 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Lucie Charest

COMITÉ – À peine quelques heures après avoir appris l’intention de RYAM de suspendre les activités de cellulose haute pureté à Témiscaming, des gens se mobilisaient déjà pour ne pas se laisser manger la laine sur le dos.

Un comité provisoire d’action s’est déjà réuni à quelques reprises et a rencontré le ministre Jean Boulet lors de son passage à Témiscaming pour inaugurer des infrastructures jeunesse. « Nous avons aussi eu une rencontre positive avec le ministre du Travail, Jean Boulet, lundi le 13 mai, a indiqué Pierre Gingras, maire de Témiscaming qui avait lui-même commencé à travailler à l’usine le 11 décembre 1973, quelques mois après sa relance. Des pistes de solutions lui ont été présentées. Notre député, Daniel Bernard, y travaille depuis le tout début de l’annonce et a interpellé plusieurs ministres dans ce dossier. » 

Ce comité comprend le maire de Témiscaming, Pierre Gingras, celui de Kipawa, Norm Young, des représentants des communautés algonquines de Kebaowek et Wolf Lake et de la MRC de Témiscamingue. « Nous avons aussi la chance d’être accompagnés par quelqu’un qui connaît bien ce domaine », a poursuivi le maire Gingras. 

M. Dottori ne s’est d’ailleurs pas fait prier lorsqu’il a été interpellé. Malgré qu’il soit retraité de Tembec depuis une vingtaine d’années, l’homme qui a franchi le cap des 80 ans a toujours la flamme tant dans le regard que dans les actions. Pour lui, il serait d’ailleurs plus facile de dénouer l’impasse aujourd’hui que ça l’a été au début des années 1970. 

« À cette époque, la CIP refusait de nous vendre l’usine, s’est-il remémoré. C’était exactement le même scénario. Il a fallu l’intervention du gouvernement pour les forcer. Ça prend encore l’intervention du gouvernement, mais ce sera plus facile aujourd'hui. Le gouvernement a mis des millions dans l’usine. Il y a un besoin de quelques millions de plus pour la moderniser et améliorer la productivité, après cela, elle sera rentable. » 

Selon Frank Dottori, il serait dans l’intérêt de la compagnie de la garder en la rentabilisant, mais s’ils n’empruntent pas cette voie, ce sera une guerre. L’envergure de l’effet domino engendré, advenant le cas d’une fermeture définitive de l’usine qui achète chaque année plus de 300 000 tonnes de copeaux des scieries, au Témiscamingue et en Ontario, relèverait du désastre tant économique que social. 

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Frank Dottori, toujours prêt à aider la communauté qu’il affectionne.

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