Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Justice

Retour

13 Décembre 2017

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Affaire Landry: la défense voudrait un procès loin de Val-d’Or

©Photo - Archives

Ce n’est pas tout de suite que l’on connaîtra les dates du procès de Lévis Landry, accusé de meurtre au 2e degré sur la personne de Marie-Ève Charron.

Représentée par Me Julie Bolduc, la défense a fait savoir, mercredi après-midi au palais de justice de Val-d’Or, qu’elle comptait déposer une requête en changement de venue, soit une demande afin que le procès se déroule dans une autre région ou un autre district judiciaire.

Habituellement, ce genre de demande est formulé pour s’assurer de pouvoir trouver 12 jurés impartiaux qui n’ont pas entendu parler de la cause ou qui n’ont aucune opinion sur celle-ci, considérant que la grande médiatisation du dossier dans la région concernée pourrait avoir une influence sur le procès.

Cette requête de la défense devra être déposée au plus tard le 26 janvier prochain. Le juge Raymond W. Pronovost a donc pour le moment reporté le dossier au 11 avril, soit au début des assises de la Cour supérieure, où le procès pourrait débuter, sinon ses dates fixées, mais il est possible que la cause soit entendue plus tôt.

«Ce type de requête n’est pas automatiquement accordé. Ça peut être débattu», a indiqué la procureure de la Couronne, Me Andrée-Anne Gagnon, à la sortie de l’audience. Et la poursuite a-t-elle l’intention de s’opposer à la requête? «Ça va dépendre des motifs qui seront invoqués par la défense», a répondu Me Gagnon.

54 témoins

Le procès de Lévis Landry s’annonce assez long, soit quatre semaines minimum. Durant l’audience de mercredi, Me Gagnon a indiqué au tribunal que la Couronne aura besoin d’environ trois semaines pour faire entendre pas moins de 54 témoins, tandis que la défense aurait besoin de quelques jours.

Lévis Landry, 56 ans, fait face à une accusation de meurtre non prémédité à l’endroit de Marie-Ève Charron, 36 ans, retrouvée assassinée dans un logement de la rue Plessis à Val-d’Or, en mai 2016. Rappelons qu’il y a un mois, la défense avait mordu la poussière dans sa requête de faire modifier l’accusation de meurtre au 2e degré pour celle d’homicide involontaire coupable.

Demeurant détenu depuis son arrestation, l’accusé n’avait pas à être présent en cour mercredi, mais le juge Pronovost a ordonné qu’à partir de maintenant, Landry assiste à chaque étape des procédures.

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Réalisé par