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08 décembre 2017

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Canadian Malartic mise sur le projet Odyssey

©Photo - Dominic Chamberland

Si le projet Odyssey se développe tel qu’anticipé, la mine Canadian Malartic pourrait survivre bien au-delà de 2027, année prévue pour compléter l’exploitation de la mine d’or à ciel ouvert.

Situé à 3 km à l’est de Malartic, tout juste au sud de la route 117, le gisement d’or Odyssey serait exploité durant une dizaine d’années sous forme d’une mine souterraine, à une profondeur pouvant aller jusqu’à 1400 m, ce qui est trop profond pour une exploitation à ciel ouvert.

«C’est encore à l’état de projet, ce n’est pas encore assuré que ça va se faire, il reste beaucoup de forage à effectuer, mais Odyssey est une continuité du gisement actuel», a indiqué Richard Harrisson, directeur en évaluation de projet pour Mine Canadian Malartic, lors d’une présentation aux médias.

©Photo - Dominic Chamberland

Richard Harrisson, directeur en évaluation de projet pour Canadian Malartic.

À la suite de plus de 250 km de forage depuis 2011, les données du gisement Odyssey semblent pour le moins intéressantes, avec de 20 à 30 millions de tonnes de minerai potentielles, à une teneur moyenne de 2 grammes d’or par tonne.

«Une telle teneur représente un bon défi, mais avec les nouvelles technologies et notre équipe déjà en place, c’est possible, ce qui n’aurait pas été le cas dans le passé. Tout est ouvert!», a affirmé Serge Blais, directeur général de Canadian Malartic.

Un départ en 2018?

Des études techniques, économiques et environnementales restent à réaliser, mais selon le calendrier préliminaire de Mine Canadian Malartic, la construction pourrait s’amorcer en 2018 pour la zone Sud d’Odyssey, avec une entrée en production prévue en 2021. Pour la zone Nord, la construction et le développement débuteraient en 2020, avec une mise en exploitation en 2025.

«C’est possible qu’une rampe d’exploration soit aménagée en 2018, a signalé Richard Harrisson. Le risque financier serait d’une dizaine de millions $. On prévoit prendre la décision finale d’aller voir ou non dans le deuxième quart de l’année 2018. On n’a pas encore assez d’informations pour installer un chevalement.»

Des centaines d’emplois et de millions $

Canadian Malartic estime qu’au plus fort des activités du gisement Odyssey, de 75 à 150 emplois seraient créés pour la construction de la nouvelle mine, avec 350 à 450 emplois directs et 300 à 400 emplois indirects lors de l’exploitation. On parle, au bas mot, d’un projet de 200 à 500 millions $.

«Par expérience, je sais qu’on sous-estime habituellement le nombre d’employés nécessaires dans les prévisions, a signalé Serge Blais. Notre rêve, c’est d’avoir un camp minier souterrain pour continuer à faire travailler nos gens quand ce sera terminé pour la fosse à ciel ouvert. L’idée est de maintenir le site longtemps et Odyssey est la phase 1 des prochains projets, la phase 2 étant l’ancienne mine East Malartic. Ça dépendra des conditions de terrain, c’est à évaluer, mais le potentiel est là», a-t-il raconté.

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