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31 Mai 2017

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

L'usine d'Amos bien positionnée en dépit de ses 35 ans

Résolu confiant de trouver une solution durable à Senneterre

Produits forestiers Résolu demeure positif dans le contexte de la crise du bois d'œuvre. L'usine de papier journal d'Amos demeure bien positionnée et l'entreprise a bon espoir de trouver une solution durable pour ses deux scieries de Senneterre.

C'est ce qui se dégage des conférences prononcées par trois dirigeants de Résolu devant les membres de la Chambre de commerce et d'industrie du Centre-Abitibi, le 31 mai, à Amos. Le géant forestier emploie 600 personnes en Abitibi et dans le Nord-du-Québec, où il opère trois scieries et une usine de papier journal. Il génère des retombées annuelles de 105 M $.

Cette conférence s'inscrit dans les activités marquant le 35e anniversaire de l'usine d'Amos, qui a été amorcé ses opérations le 27 mars 1982. «L'usine d'Amos va assez bien, nous sommes très contents», a résumé le directeur de l'usine, Denis Doucet, qui est en poste depuis la fin de 2016.

«Dans un contexte de marché en décroissance, l'usine d'Amos est bien positionnée, a renchéri en entrevue Karl Blackburn, directeur principal, affaires publiques et relations gouvernementales pour le Canada. L'usine est performante et nous avons de bons employés.»

Main-d'œuvre recherchée

Parmi les forces de l'usine, M. Doucet a énuméré son bilan environnemental et en santé et sécurité au travail, la qualité de ses approvisionnements en forêt, sa main-d'œuvre engagée et sa chaudière aux écorces qui permet de réduire les coûts d'énergie.

En revanche, les défis à relever sont l'utilisation du plein potentiel de ses installations, saisir les opportunités d'améliorations au niveau du transport et de l'énergie, le développement de nouveaux marchés et surtout, de combler les besoins en main-d'œuvre. «On parle d'une vingtaine de postes à pourvoir d'ici 2018 et d'une trentaine de départs à la retraite d'ici 2020», a fait valoir Denis Doucet.

Approvisionnements insuffisants

Paul Grondin, directeur général Outaouais-Abitibi, a quant à lui présenté le groupe des scieries, composé de trois usines dans la région (Comtois, Senneterre et Lac-Clair). Il a rappelé les investissements de 8 M $ dans la nouvelle ligne de sciage de Comtois à Lebel-sur-Quévillon, ceux dans l'optimisation du classeur de rabotage à Senneterre et l'acquisition en octobre dernier de l'usine Tembec à Senneterre (Lac-Clair).

Il a fait valoir que les garanties d'approvisionnement en forêt publique totalisent près de 480 000 mètres cubes pour les deux usines de Senneterre, alors que leur capacité de production sur deux factions s'élève à 986 000 mètres cubes. «On a du bois pour opérer seulement l'une des deux usines sur deux factions. C'est pourquoi on cherche de solutions», a-t-il déclaré.

En entrevue, Karl Blackburn a précisé qu'il avait bon espoir de trouver une solution durable à Senneterre. «On veut regarder de quelle façon on pourrait rendre ces deux installations complémentaires et plus performantes. On va évaluer toutes les opérations. On veut gérer ça de façon intelligente, tout en minimisant les impacts pour les emplois. On a espoir d'arriver à quelque chose de structurant et de stable à long terme», a-t-il assuré.

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