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15 février 2018

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Prison d'Amos: les retards n'ont aucun lien avec Sorel

prison amos

©Gracieuseté

SÉCURITÉ PUBLIQUE. Les importants retards dans l'ouverture de la nouvelle prison d'Amos n'auraient rien à voir avec les vices de construction rencontrés à l'établissement de détention de Sorel-Tracy.

Selon un article du quotidien La Presse, publié le 5 février, la nouvelle prison de Soreil-Tracy présenterait de nombreux vices de construction moins d'un an après son inauguration. On y rapporte notamment que des détenus sont capables d'ouvrir leur cellule à coups de pied et des pannes de caméras.

Quelques jours plus tôt, le député d'Abitibi-Ouest François Gendron avait convoqué les médias régionaux pour déplorer les nombreux délais dans des dossiers sur son territoire, dont celui de la nouvelle prison. «Le problème doit être réel, mais il doit avoir existé ailleurs. Je ne comprends pas qu’on n’ait pas mis en place une équipe d’experts pour que l’on puisse utiliser le plus rapidement possible cet extraordinaire équipement», avait-il alors déclaré.

Pas de lien

Au ministère de la Sécurité publique, on assure les retards actuels à l'établissement de détention d'Amos ne sont pas en lien avec les problèmes relatés dans l'article de La Presse. On rappelle que la construction d'un tel bâtiment est une opération complexe. Le déploiement fonctionnel des équipements nécessite de nombreux tests de sécurité.

«Les principaux défis auxquels a été confronté le Ministère dans la construction de l’établissement de détention d’Amos sont liés au fonctionnement des systèmes électroniques de sécurité. À compter de la présente semaine, des membres du personnel administratif viendront occuper les locaux à l’établissement de détention», a précisé par courriel Pierre-Luc Lévesque, de la direction des communications au ministère de la Sécurité publique.

On procède aux correctifs

Ce dernier a ajouté que la Société québécoise des infrastructures «procède actuellement aux travaux concernant les derniers correctifs à apporter afin de répondre aux normes de sécurité édictées par les Services correctionnels».

«Une fois ces correctifs apportés, au printemps 2018, les spécialistes correctionnels réaliseront une série de nouveaux tests afin de s'assurer de l'adéquation des équipements installés. Par la suite, la période de rodage en présence du personnel sera mise en œuvre en prévision de l'arrivée des personnes incarcérées», a fait savoir M. Lévesque, sans préciser d'échéancier précis.

Plusieurs mois de retard

L'ouverture de la nouvelle prison d'Amos accuse déjà plusieurs mois de retard. Lors de l'octroi du contrat pour sa construction à Pomerleau en avril 2014, on parlait d'une livraison du bâtiment à l'automne 2016. En mai 2017, on assurait au ministère de la Sécurité publique que le transfert des détenus se ferait en cours d'année. Il précise maintenant sur son site internet que la livraison est prévue en 2018.

Dans son rapport annuel dévoilé en septembre dernier, la protectrice du citoyen Marie Rinfret qualifiait de déraisonnables les délais pour la réalisation du nouvel établissement de détention d'Amos.

La prison actuelle sera conservée

Le ministère de la Sécurité publique précise sur son site internet que l'actuel établissement de détention d'Amos, qui compte présentement 121 places, sera utilisé pour l'hébergement des personnes qui purgent des peines discontinues. Il servira aussi de quartier cellulaire pour le Palais de justice d'Amos. La Direction des services professionnels correctionnels y occupera aussi des bureaux.

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