Carrières Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Société

Retour

09 Janvier 2018

guindon-martin-1310944251008 - mguindon@lexismedia.ca

Opérée au cœur avec l'aide d'un robot chirurgical

©L'Écho abitibien/Le Citoyen - Martin Guindon

SANTÉ. La Valdorienne Micheline Meilleur figure parmi les premières personnes à avoir été opérées au cœur avec le nouveau robot Da Vinci Xi de l'Institut de cardiologie de Montréal.

L'acquisition de cet appareil chirurgical à la fine pointe de la technologie a nécessité un investissement de plus de 7 millions $ de la Fondation de l'Institut. Surtout utilisé en urologie, celui-ci est entièrement dédié à la chirurgie cardiaque. Il permet d'effectuer des chirurgies minimalement invasives.

Atteinte de cardiomyopathie hypertrophique, une anomalie génétique qui est la cause première de mort subite chez les jeunes de moins de 40 ans, Micheline Meilleur a commencé à se sentir très fatiguée après les Fêtes de 2016. «Je ressentais une fatigue extrême. Ce n'était pas normal, moi qui avais toujours été une boule d'énergie. J'étais essoufflée; même faire un lit me demandait trop d'énergie», se souvient-elle.

Une valve défectueuse

Lors de son rendez-vous annuel en cardiologie pour le suivi de sa cardiomyopathie, le 16 mai 2017, une échographie a révélé que sa valve mitrale, qui contrôle le débit sanguin du côté gauche du cœur, n'était plus étanche. On a vite déterminé qu'elle serait une bonne candidate pour une chirurgie cardiaque avec l'aide du nouveau robot Da Vinci Xi de l'Institut.

«Ils voulaient réparer ma valve, ce qui était mieux qu'un remplacement avec une valve mécanique ou porcine, qui m'aurait obligée à prendre du Coumadin pour éviter qu'il ne se forme des caillots de sang», fait valoir Micheline Meilleur.

Deux à trois fois plus précis

Cette dernière se sentait entre de bonnes mains, avec les chirurgiens Denis Bouchard et Michel Pellerin. Selon ses informations, elle aurait été la 7e personne opérée avec l'aide du robot à l'Institut, en juin dernier. On lui a aussi implanté un stimulateur cardiaque (pacemaker) avec défibrillateur en lien avec sa cardiomyopathie. L'intervention de plus de quatre heures s'est très bien déroulée.

©gracieuseté

Les Drs Michel Pellerin et Denis Bouchard posent devant le robot chirurgical Da Vinci Xi.

«Le robot décompose et reproduit les gestes fins de mes mains avec jusqu'à trois fois plus de précision, explique Dr Bouchard. Je m'assois devant une console à quelques pieds du patient et je peux voir ce que je fais avec l'aide d'une caméra tridimensionnelle. L'intervention se fait un peu de façon virtuelle en manipulant des joysticks. La valve mitrale est en plein milieu du cœur, entre l'oreillette et le ventricule gauche. Ça va mieux avec le robot parce que ce sont des petites mains qui vont travailler à l'intérieur du cœur.»

Quatre petites incisions

Le robot offre aussi des avantages postopératoires. Autrefois, l'intervention aurait nécessité qu'on ouvre le thorax en coupant le sternum. Depuis 2006, Dr Bouchard utilisait une approche moins invasive, en passant par des incisions de 4 à 5 cm entre les côtes et en utilisant des instruments plus longs et sophistiqués.

«L'intervention ne nécessite plus que quatre incisions de 8 mm pour entrer les bras du robot. D'un point de vue esthétique, ça laisse moins de traces. Les patients reprennent aussi des forces plus rapidement. On passe d'une convalescence d'environ trois mois à deux ou trois semaines», fait valoir Dr Bouchard.

Pour plus de gens

La convalescence de Micheline Meilleur s'est avérée plus longue, en raison de l'installation de son stimulateur cardiaque avec défibrillateur. Mais elle est tellement enchantée de son expérience qu'elle souhaitait la partager afin que plus de gens demandent à bénéficier de cette technologie de pointe.

©gracieuseté

Une vue du robot Da Vinci Xi utilisé pour les chirurgies cardiaques à l'Institut de cardiologie de Montréal.

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Réalisé par