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08 octobre 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Aller voir ailleurs si on y est… ou pas

L’Écart réinvente sa Biennale d’art performatif

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©L'Écart

Chloë Lum et Yannick Desranleau proposeront à la fois une installation vidéo et une performance mettant en scène un étrange golem.

Comme le chat qui en serait à la dernière de ses neuf vies, L’Écart a profité de la 9e édition de la Biennale d’art performatif pour réinventer ce happening qui, encore une fois, ne laissera personne indifférent.

«On s’est imaginé le trajet Marseille-Noranda-Rouyn-Sudbury-Montréal pour briser le cycle de la répétition. Aller voir ailleurs si nous y sommes. Ou pas. Il y aura des collaborations avec le Festival international des arts et des écritures contemporaines de Marseille, notre Musée d’art à Rouyn, la Foire d’art alternatif de Sudbury et l’Usine C de Montréal. À chaque édition, l’invitation à renouveler les codes de l’art performatif est encore plus vive et sans définition», a fait valoir le duo Geneviève et Matthieu, qui assure la direction artistique de l’événement.

Golem surréaliste

La 9e Biennale d’art performatif débutera le 17 octobre à 20h à L’Écart avec une performance surréaliste des artistes montréalais Chloë Lum et Yannick Desranleau. Ceux-ci présenteront une création vidéo dans laquelle un golem aux prises avec des limitations provoquées par la maladie et les douleurs chroniques cherchera à fusionner avec l’univers matériel pour montrer une apparence de normalité.

En complément à l’installation vidéo, un personnage évoluant au sein d’objets hétéroclites utilisés pour le tournage racontera comment la maladie transforme la relation qu’il entretient avec son corps, dans un monologue où le drame apparent côtoiera la comédie et l’absurdité.

Le courant d’air comme matériau

Le 18 octobre à 20h à L’Écart, les Albertains Tanya Doody et Jackson 2Bears, un artiste autochtone, feront le pari de créer un espace intime à partir de courants d’air, d’éclairages et de composantes sonores et vidéos. Ils y effectueront une série de courtes performances pour un auditoire restreint.

Plus tard, la Valdorienne Audrée Juteau proposera une rencontre improbable entre la danse et les pratiques animistes, où des toiles et des boîtes de carton s’animeront au rythme des mouvements des performeurs afin de repenser le rapport à l’autre et à l’environnement qui nous entoure.

Enfin, la chorégraphe montréalaise Dana Michel proposera une création inspirée de la retenue sous toutes ses formes et des conséquences de celle-ci.

De corps et de sons

Le vendredi, les performances se déplaceront au Musée d’Art à 19h. Artiste anglais résidant en Finlande depuis 1997, John Court parcourra pendant cinq heures une boucle de bois jusqu’à épuisement afin de mettre en scène le temps, le mouvement perpétuel et le langage du corps.

Pendant ce temps, le Marseillais Hubert Colas fera la lecture publique d’une pièce à l’humour acide où la logique dramatique perturbée côtoie une chronologie aléatoire et un lexique déréglé pour explorer la solitude et l’incompréhension.

L’artiste montréalais Érick D’Orion proposera, quant à lui, une performance sonore bruitiste composée d’enregistrements de la cantatrice Maria Callas.

Enfin, le chorégraphe français Julien Prévieux mettra en scène l’impact des nouvelles technologies sur le corps et la gestuelle. À travers son travail, les mouvements d’un sport ou les techniques de négociation commerciale deviendront autant d’occasions de recréer le corps, mais sous un angle mécanique, précis… et stupide.

Exhibitionnisme sensoriel

Pour la soirée finale du samedi, le public reviendra à L’Écart à 20h, d’abord pour une lecture-performance exhibitionniste à la fois assumée et coupable du romancier, dramaturge et comédien Antoine Charbonneau-Demers, originaire de Rouyn-Noranda et résidant à présent à Montréal.

Par la suite, l’artiste marseillaise John Deneuve offrira une performance énergique et festive où, sous le son de compositions techno, pistolets laser, paillettes, fouets, chants et cascades s’enchaîneront à un rythme endiablé.

Enfin, le performeur Alain Desrochers, originaire de Rouyn-Noranda, et les musiciens Nicolas et Caroline Dostie, de l’Estrie, proposeront une réflexion sensuelle sur l’avènement des nouvelles technologies dans les rapports à la sexualité. Détail particulier: les spectateurs seront invités à apporter leur téléphone dans la salle et à répondre à leurs appels durant la performance.

Les billets, au coût de 10 $ par soirée ou de 30 $ pour les quatre soirs, sont en vente à L’Écart et au Musée d’Art. La programmation complète, incluant les conférences publiques et les ateliers de maîtres, est disponible au www.lecart.org/9ebiennale.

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©Sylvie Crépeault

À partir d’enregistrements de la cantatrice Maria Callas, Érick D’Orion se lancera dans une improvisation sonore bruitiste.

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