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13 novembre 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Wasamac, le faiseur de compagnies

Monarques_Wasamac_rail_veyor

©Agnico Eagle

Pour réduire les impacts sur les résidents du secteur entourant le projet Wasamac, Monarques prévoit acheminer le minerai jusqu’à la surface grâce au système de convoyeur Rail-Veyor, notamment employé par Agnico Eagle à la mine Goldex de Val-d’Or.

En faisant l’acquisition des actifs abitibiens de Mines Richmont, en octobre 2017, la Corporation aurifère Monarques a surtout mis la main sur Wasamac, un projet qui, de son propre aveu, doit être considéré comme un «faiseur de compagnies».

«Nous misons énormément sur Wasamac, a confié le PDG de Monarques, Jean-Marc Lacoste. Juste cette année, nous prévoyons y investir 2,6 M $ pour compléter l’étude de faisabilité. Avec 2,6 millions d’onces d’or en ressources et une durée de vie de 12 à 15 ans, ce projet a réellement le potentiel de nous faire avancer beaucoup plus loin en tant que producteur d’or.»

Contexte différent

Localisé à mi-chemin entre les quartiers Évain et Arntfield de Rouyn-Noranda, Wasamac avait fait l’objet de travaux de la part de Mines Richmont en 2012. La société avait cependant été contrainte de le mettre sur la glace en novembre en raison des conditions économiques défavorables. Le projet avait aussi suscité l’inquiétude et l’opposition de la part de plusieurs résidents du rang des Cavaliers. Une situation qui ne devrait pas se reproduire, a assuré M. Lacoste.

«Nous sommes en train de changer l’image du projet, a-t-il expliqué. Sous Richmont, l’accès était localisé dans le rang des Cavaliers. Plusieurs résidents craignaient d’être dérangés, notamment par le bruit. Pour notre part, nous avons acheté un terrain près de la route 117 et du chemin de fer. L’accès au gisement se fera à partir de cette propriété, donc loin des résidences.»

«Nous voulons faire ça dans les règles de l’art afin de s’assurer de l’acceptabilité sociale du projet» – Jean-Marc Lacoste

Monarques a d’ailleurs consulté les résidents du secteur en février 2018 afin de prendre note de leurs préoccupations et leur présenter le projet. Une rencontre de suivi est prévue pour le mois de novembre. «Nous voulons faire ça dans les règles de l’art afin de s’assurer de l’acceptabilité sociale du projet», a indiqué Jean-Marc Lacoste.

Deux rampes parallèles

Pour le moment, Monarques consacre ses efforts à compléter l’étude de faisabilité. Des forages pourraient avoir lieu, mais pas forcément. «Nous allons peut-être passer directement au creusage de deux rampes de développement», a précisé le PDG de la société de Saint-Sauveur, dans les Laurentides.

Celles-ci seraient parallèles: une pour les travailleurs et la machinerie, l’autre pour le convoyeur sur rails Rail-Veyor, avec lequel le minerai serait ramené vers la surface pour ensuite être expédié par train vers une des deux usines de Monarques pour son traitement. «Chose certaine, notre mine ne devrait pas déranger beaucoup de monde. Nous voulons d’ailleurs tout faire pour que ce soit justement le cas», a assuré M. Lacoste.

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