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27 novembre 2018

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

40 nouveaux défibrillateurs seront installés en région

AB-Defibrillateurs

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Dessercom a fait un don de 140 000$ pour permettre l’achat de 40 nouveaux défibrillateurs externes automatisés qui seront installés partout dans la région. Il y aura donc 101 appareils répertoriés pour l’ensemble de l’Abitibi-Témiscamingue.

La compagnie Dessercom, spécialisée en transport médical, a fait un don de 140 000 $ qui permettra l’achat de 40 défibrillateurs externes automatisés (DEA) pour l’Abitibi-Témiscamingue et à la formation en réanimation cardiovasculaire.

Les nouveaux appareils seront installés dans des lieux publics achalandés tels que les centres commerciaux, les établissements hôteliers et des salles communautaires. Ces appareils s’ajouteront aux 61 déjà disponibles et répertoriés dans la région.

«Il s’agit d’un projet qui nous tenait à cœur. C’est dans le cadre de notre 50e anniversaire de fondation que nous voulions faire ce legs à la population de l’Abitibi-Témiscamingue. Nous voulions nous impliquer socialement dans la région tout en diminuant le risque de morbidité au sein de la population», a indiqué Maxim Filion, directeur principal développement, qualité et relations avec les partenaires chez Dessercom, lors d’une conférence de presse donnée le 27 novembre à Rouyn-Noranda.

Une décision logique

Novembre est le mois consacré à la réanimation cardiorespiratoire. Il allait donc de soi pour l’entreprise de faire l’annonce de ce don à ce moment précis.

«Par ce don, nous améliorons l’accessibilité à cet équipement essentiel à la survie d’une personne en arrêt cardiorespiratoire. Le défibrillateur est hautement efficace dans les premières minutes et permet de corriger certaines anomalies quant à l’activité électrique du cœur», a souligné M. Filion.

«Si le choc est donné à l’intérieur de trois minutes, on a 75% de chances de survie» - Luc Tremblay

Le don a été fait en partenariat avec la Fondation Jacques-de-Champlain, qui a pour but l’amélioration des soins de réanimation et l’avancement de la recherche médicale dans le domaine cardiovasculaire du Québec. La Fondation a mis sur place une application mobile, nommée DEA-Québec, qui a donné naissance à un registre provincial sur l’emplacement des DEA.

Question de survie

Pour Luc Tremblay, paramédic de formation et responsable de l’accès public à la défibrillation au CISSSAT, ce don aura un impact régional important.

«Depuis, les années 2000, il y a eu une réelle augmentation du taux de survie. De 2000 à 2005, on enregistrait entre 180 et 200 arrêts cardiaques par année. Le taux de réanimation se situait entre 3 % et 5 %. En 2016-2017, nous sommes rendus avec un taux qui dépasse les 30 %», a-t-il cité en exemple.

M. Tremblay a rappelé quelques faits troublants. Pour chaque minute où aucune manœuvre n’est faite sur une personne ayant un arrêt cardiorespiratoire, celle-ci perd 10 % de chance de survie. Par contre, si quelqu’un fait des massages et utilise le défibrillateur, on triple les chances de survie. «Si le choc est donné à l’intérieur de trois minutes, on a 75% de chances de survie», a-t-il fait valoir.

«Même sans formation, tous les citoyens peuvent utiliser un défibrillateur parce qu’on ne peut pas toujours attendre les services d’urgence. Il y a des indications vocales et des images pour indiquer quoi faire», a souligné Luc Tremblay avant d’en faire la démonstration.

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