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30 novembre 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Comment explorer sans se faire rouler

Xplor2018_Joe_Mazumdar

©Patrick Rodrigue

Selon Joe Mazumdar, les sociétés juniors ont tout avantage à tirer profit de leur principal atout, soit l’expertise pour découvrir de bons projets miniers.

Alors que les sociétés minières majeures délaissent de plus en plus l’exploration, les sociétés juniors peuvent tirer profit d’un partenariat. Mais encore faut-il dénicher la bonne entente.

Analyste et économiste-géologue pour Exploration Insights, Joe Mazumdar est venu expliquer aux participants du congrès Xplor 2018 de l’Association de l’exploration minière du Québec comment tirer leur épingle du jeu dans un contexte qui, s’il ne leur est pas ouvertement avantageux, peut néanmoins se traduire par des bénéfices intéressants.

L’entente idéale

«Comme ça ne leur coûte pas grand-chose et qu’elle n’ont pas à y investir beaucoup, étant donné que le gros du travail est exécuté par la société junior, les sociétés majeures commencent de plus en plus à financer ou acheter des projets au stade initial de démarrage», a-t-il indiqué.

Les sociétés juniors peuvent tirer profit de la tendance, chez les sociétés majeures, à lorgner vers les projets à marges élevées pour donner à leurs actionnaires les retours qu’ils souhaitent sur leurs investissements. «Comme on retrouve de moins en moins de ce type de projets, c’est là que les sociétés juniors deviennent intéressantes puisque c’est leur expertise que d’en trouver», a fait valoir M. Mazumdar.

Dans un tel contexte, il est important pour les juniors d’avoir le bon partenaire pour le bon projet. L’idéal, selon Joe Mazumdar, est la coentreprise, ou joint venture. «C’est le meilleur deal parce qu’il évite d’attirer trop de monde autour du même projet, qu’il permet à la société junior d’en conserver la supervision jusqu’à la définition des ressources, puis de confier l’opération de la mine à la société majeure. Mais c’est aussi l’entente la plus difficile à obtenir», a-t-il exposé.

Comme un jeu d’échecs

Pour obtenir l’entente idéale, M. Mazumdar a comparé les négociations à la stratégie d’un jeu d’échecs. «Il faut s’assurer de bien définir, dès le début, les dépenses et les programmes. Au milieu du projet, il ne faut pas hésiter à inciter la société majeure à s’impliquer plus activement et sérieusement. C’est alors un cas de go big or go home. Puis, à la fin, c’est la recherche d’argent pour aller en production ou alors confier la gestion du projet à la société majeure en échange d’une redevance», a-t-il expliqué.

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