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13 décembre 2018

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Amos à l’écoute des femmes victimes de violence

Ville Amos Mikana

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

La conseillère Micheline Godbout et le maire Sébastien D’Astous ainsi que les intervenantes Sylvie Coulombe et Anne-Marie Boucher posent avec la résolution proclamant Amos municipalité alliée contre la violence conjugale, adoptée en septembre 2017.

SOLIDARITÉ. Un peu plus d’un an après s’être proclamée municipalité alliée contre la violence conjugale, la Ville d’Amos a approfondi son écoute en participant à une table ronde avec la Maison Mikana.

L’activité hors du commun, vraisemblablement la seule de cette nature au Québec, a permis au maire Sébastien D’Astous et à la conseillère Micheline Godbout de s’asseoir avec 8 femmes hébergées et 2 intervenantes de Mikana, dans le cadre des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes (25 novembre au 6 décembre).

«On voulait sensibiliser la Ville à ce qui se passe avec les femmes victimes de violence conjugale. Elle a adhéré à la campagne municipalité alliée contre la violence conjugale de notre regroupement provincial. Puis, est venue cette idée d’une table ronde avec les femmes, qui ont pu témoigner de leurs difficultés et sensibiliser M. D’Astous et Mme Godbout à leurs réalités», a souligné l’intervenante Anne-Marie Boucher, après la table ronde.

Du logement abordable

Les femmes hébergées rencontrées après la table ronde ont indiqué qu’elles avaient abordé des sujets comme l’accès à des logements à prix modique, de l’entreposage temporaire, un transport scolaire mieux adapté et l’accès à des moyens de communication, comme le wifi, pour garder le contact avec leur famille et leurs enfants.

«C’est la seule municipalité au Québec qui est venue rencontrer les femmes et les écouter» - Anne-Marie Boucher

«On n’a pas à subir les prix élevés des logements en essayant de fuir une situation de violence conjugale. On n’a pas les moyens de payer 1200 $ par mois pour un 5 et demi», a notamment déclaré l’une d’elles.

Une autre dame a salué l’humanisme dont fait preuve le maire dans ce dossier. Touché, il a souligné le courage des participantes d’aborder un sujet aussi difficile avec des élus et a insisté sur le fait qu’il trouvait important, comme maire, d’assumer un leadership et d’essayer d’offrir de meilleurs services à tous ses citoyens.

Porter au conseil

Le maire D’Astous a rappelé que la Ville d’Amos était un partenaire de la Maison Mikana depuis des décennies. Elle lui offre un congé de taxes en plus de lui octroyer 4000 $ par année pour son budget de fonctionnement.

«Je suis très content de votre invitation. La violence conjugale est souvent un sujet tabou, mais ce n’est pas parce que c’est caché que ça n’existe pas. Une rencontre comme ce soir nous ramène les pieds sur terre et nous fait réaliser que le problème est toujours là. La Ville essaie de travailler en amont, en offrant un environnement sécuritaire et en brisant l’isolement avec des activités», a-t-il fait valoir.

Quant aux besoins plus précis exprimés à la table ronde, il compte les partager avec les membres du conseil. «Quand on vit une situation de détresse, on est un peu perdu et on cherche d’abord à combler ses besoins de base. Souvent, on a peu d’aide. Vous avez évoqué le transport, le logement, l’entreposage… l’importance aussi de socialiser. Je vais prendre toutes vos demandes et les porter au conseil pour voir comment on peut aider davantage», a-t-il affirmé.

 

Au service des femmes et enfants depuis 35 ans

Avec son équipe d’une vingtaine d’intervenantes, la Maison Mikana (chemin en algonquin) offre des services aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale depuis près de 35 ans, et ce, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle héberge environ 120 femmes et 90 enfants chaque année. Elle accompagne les femmes dans leurs différentes démarches, compte sur une intervenante jeunesse pour les enfants et œuvre en prévention. Ses services externes touchent environ 400 femmes chaque année. La Maison Mikana offre aussi un service d’écoute/intervention 24 heures sur 24 au (819) 732-9161.

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