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02 décembre 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Des mineurs en pyjama

La mine du futur ne ressemblera en rien aux mines actuelles

Xplor2018_Pierre_Lassonde_Bryan_Coates

©Patrick Rodrigue

Bien assis dans son salon, un mineur en pyjama opère une mine située à 8000 km de chez lui. Délire ou réalité? Une chose est certaine, la mine du futur ne ressemblera en rien aux mines actuelles.

Invités à se prononcer sur la relève dans le secteur minier, dans le cadre du congrès Xplor 2018 de l’Association de l’exploration minière du Québec, Pierre Lassonde et Bryan A. Coates, respectivement président du conseil d’administration de Franco-Nevada Corporation et président de Redevances aurifères Osisko, n’ont pas hésiter à faire preuve d’audace.

«On ignore combien de personnes seront requises sous terre pour opérer la mine du futur, a admis M. Coates. Par contre, avec l’automatisation, il pourrait être possible de ne plus en avoir une seule. C’est notamment ce qu’envisage Ressources Falco avec le projet Horne 5 à Rouyn-Noranda. Dans un tel contexte, le centre d’opération de la mine n’aurait même plus à être sur le site. On pourrait même l’opérer en pyjama, à partir de chez soi. Fantaisiste? Lorsque la mission Apollo 13 a mal tourné, en 1970, tout s’est joué à partir de Houston. Pourquoi ne pourrait-on pas faire la même chose pour les mines?»

«Lorsque la mission Apollo 13 a mal tourné, en 1970, tout s’est joué à partir de Houston. Pourquoi ne pourrait-on pas faire la même chose pour les mines?»  – Bryan A. Coates

Une affaire de passion

Quant à la relève en exploration, les deux hommes d’affaires ont reconnu qu’il fallait bien du courage dans le contexte actuel. Selon eux, il s’agit bien plus d’une vocation que d’une profession.

«C’est très difficile d’en faire un modèle d’affaires, a insisté M. Lassonde. C’est un peu comme à Hollywood. On va produire 8000 films par an, mais seulement 1 sur 1000 va dépasser le million de dollars en bénéfices. Et moins de 10 sur tout le lot de centaines de milliers de films jamais produits va dépasser le milliard de dollars. C’est la même chose en exploration. C’est une tough business

«Il faut surtout avoir la passion, a ajouté M. Coates. Oui, c’est trouver une aiguille dans une meule de foin. Oui, ça demande des efforts. Oui, il est possible de ne jamais rien découvrir de significatif de toute sa vie. Mais ça en vaut quand même la peine. Quand je pense à André Gaumond avec Éléonore ou Robert Wares avec Canadian Malartic, ça doit être tout un feeling que de faire LA découverte.»

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