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05 décembre 2018

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Un premier contact entre étudiants et entrepreneurs

Programme PASSE CFP Lac Abitibi

©Photo Yves Dubé

Plus de 80 personnes d’une cinquantaine d’entreprises sont venues rencontrer 125 étudiants du CFP Lac-Abitibi.

Le programme PASSE, mis en place récemment par le Centre de formation professionnelle (CFP) Lac-Abitibi, a tenu une première rencontre couronnée de succès entre élèves et entrepreneurs, le 4 décembre à La Sarre.

Une cinquantaine d’entreprises se sont rendues au CFP Lac-Abitibi afin de rencontrer 125 étudiants. L’idée derrière le programme PASSE est de créer un lien entre les entreprises et les élèves avant même qu’ils graduent. 

Après avoir rencontré les élèves, les entreprises étaient invitées à en parrainer pendant le reste de leurs études. Lorsque la direction a contacté les entreprises de la région pour présenter le projet, la réaction a immédiatement été très positive. 

Précieuse entente 

À la fin de la rencontre, étudiants, enseignants et entrepreneurs ont signé une entente à trois parties dans le but d’aider les élèves à mieux réussir et aux entreprises de faire un suivi pendant la formation de leurs futurs employés. 

«Dans l’entente, l’étudiant nous donne le droit de fournir des données confidentielles à l’employeur potentiel comme ses relevés de notes, son cheminement académique, son comportement et ses habitudes en santé et sécurité, a précisé le directeur du CFP Lac-Abitibi, Yves Dubé. De son côté, l’entrepreneur s’engage à faire un suivi avec l’étudiant pendant sa formation.» 

Bien que les entreprises aient beaucoup de latitude dans leur suivi et leur engagement, ce que la direction espère, c’est qu’elles offriront des emplois rémunérés la fin de semaine ou pendant les vacances ou encore un stage à la fin de la formation des élèves ciblés. «Ça va déjà développer un sentiment d’appartenance chez chaque jeune et ça devrait l’aider à rester motivé pendant sa formation», a indiqué M. Dubé. 

Les entreprises participantes proposent même d’aller jusqu’à payer les frais d’inscription aux formations, fournir des cartes d’essence, des bons d’achat d’épicerie, etc. 

Prévenir les mauvaises habitudes 

«L’important c’est que les employeurs viennent voir leurs gars, qu’ils leur parlent pendant qu’ils se font former, a souligné Yves Dubé. Le savoir-être, ça ne s’enseigne pas. On peut corriger des comportements, mais si le futur employeur s’en mêle avant même d’être sur le marché du travail, ça consolide l’enseignement.» 

M. Dubé explique que plusieurs jeunes présentant des problèmes de comportement se justifient en disant qu’une fois sur le marché du travail, ils seront sages, ponctuels, polis, vont respecter l’autorité, etc. 

«Tôt ou tard, le comportement démontré en milieu scolaire va refaire surface en milieu de travail, a affirmé le directeur. C’est là qu’on a besoin du soutien des entreprises. Quand on va avoir des problèmes avec un élève, on va avertir son parrain, qui va pouvoir intervenir directement avec lui.» 

Speed dating

La journée du 4 décembre s’est déroulée en deux étapes. En premier lieu, chaque étudiant s’est fait remettre des cartes d’affaires portant sa photo, son domaine d’études, son expérience de travail ainsi que ses forces et aptitudes. 

«Les étudiants ont commencé par faire le tour des entreprises et laissaient une carte à celles qui les intéressaient, a expliqué Yves Dubé. Par la suite, les entreprises ont fixé des rendez-vous individuels en après-midi pour discuter face à face avec les élèves qui avaient retenu leur attention.» 

À la suite de ces rencontres, les entreprises ont effectué une sélection de candidats qu’ils vont parrainer.

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