Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Justice

Retour

23 Février 2018

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

Le prêtre Bizimana acquitté de toutes les accusations

JUSTICE. Le prêtre Charles Bizimana a été acquitté des chefs d'agression sexuelle, de voies de fait et de séquestration le 23 février, soit au le lendemain de son procès, au Palais de justice de Val-d'Or.

Le curé originaire de Burundi, en Afrique de l'Est, a été déclaré innocent par le juge Steve Magnan, notamment en raison des témoignages de l'accusé et de la plaignante qui avaient trop de contradictions concernant les événements de mars 2016.

«Les versions diffèrent diamétralement, souligne le juge. Toutefois, l'arrivée à l'appartement de la dame est décrite de la même façon dans les deux témoignages.»

Le magistrat a également soutenu que le taux d'alcool ingéré par la plaignante lors des événements rend son discours peu fiable. «Cette consommation d'alcool rend la justice confuse par rapport à la véracité de son récit», estime le juge Magnan.

De plus, la plaignante a fait trois déclarations aux policiers, deux au mois de mars 2016 et une autre en décembre 2016. Dans ses premières déclarations, la septuagénaire assurait avoir été pénétrée à deux reprises par Charles Bizimana.

Toutefois, elle s'est ensuite rétractée en disant qu'elle ne se souvenait pas avoir vécu cela et qu'elle avait sans doute tenu de tels propos aux policiers sous le choc de l'émotion après les événements.

Cependant, le juge Magnan a précisé qu’il n’a pour autant cru l’accusé quand ce dernier a affirmé ne pas connaître le bar où la plaignante et lui s’étaient rencontrés, alors que l'un des témoins a soutenu que l'homme était un client régulier.

«J’ai toujours cru mon client»

Me Tania Bélanger, procureure de la Couronne, n'a pas voulu émettre de commentaires. Cependant, elle dispose de 30 jours, à compter de la date du jugement, pour porter la cause en appel.

De son côté, l'avocat de Charles Bizimana, Me Daniel Faucher, est heureux que son client soit lavé de tout soupçon.

«Moi, j'ai toujours cru mon client, affirme Me Faucher. Ce monsieur-là est parachuté ici et ne connaît pas nos mœurs. Il a voulu aider une dame et ça l’a mis dans une position fâcheuse, c'est tout.»

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média