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12 Mars 2018

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Procès Gaudreault-Morin: le témoin Giroux entre en scène

©Photo - Archives

Yan Giroux a amorcé son témoignage, lundi au palais de justice de Val-d’Or, lors du procès de Patrice Gaudreault-Morin, 35 ans, accusé de meurtre prémédité à l’endroit de Sébastien Goudreau, dont le corps avait été retrouvé la veille de Noël 2015 au Camping Sagittaire.

L'important témoin Giroux, qui purge sept ans de prison après avoir plaidé coupable à une accusation d’homicide involontaire dans cette affaire, a à son tour raconté au tribunal – alors qu’il était interrogé par le procureur de la Couronne (Me Jean Campeau) – comment il avait vécu la soirée du 23 décembre 2015 dans la résidence de la rue Dupuis à Val-d’Or où la victime aurait été battue par l’accusé.

Yan Giroux, qui considère Gaudreault-Morin comme un proche ami de longue date, a dit qu’il s’était rendu à cet endroit pour jouer à NHL 2015 (un jeu vidéo) et pour relaxer, avant d’ajouter qu’il avait texté l’accusé pour lui signaler la présence de Sébastien Goudreau, sachant qu’il voulait lui parler mais ignorant à quel sujet. Selon son récit, l’accusé se trouvait alors au sous-sol, où sa copine louait une chambre, et faisait du lavage.

«On était en train de jouer, j’ai entendu ‘’couche-toi à terre’’ et j’ai vu Patrice avec une arme dans la main, a mentionné Giroux. J’étais surpris et je commençais à prendre panique. Sébastien Goudreau s’est retrouvé par terre, à plat ventre, et l’accusé m’a demandé de lui enlever son manteau, ce que j’ai fait sans réfléchir en me demandant ce qui se passait, a poursuivi le témoin.

«J’étais assis en califourchon sur la victime et je lui tenais les mains. L’accusé m’a apporté du ‘’tape’’ pour lui attacher les mains, Sébastien Goudreau se débattait et Patrice Gaudreault-Morin lui a peut-être porté deux coups de poing au visage. Ç’a duré de 20 à 30 minutes maximum. La victime saignait, elle était maganée. Elle semblait inconsciente quand je lui ai attaché les mains et consciente quand je l’ai détachée. Après, je suis allé dans la cuisine, j’ai été malade, je faisais une crise d’hyperventilation, je cherchais mon air et Sébastien Gaouette (un autre témoin présent) m’a donné un verre d’eau», a signalé Giroux.

«Où est mon truck?»

Yan Giroux a dit avoir ensuite constaté que son manteau et son camion Dodge Nitro, emprunté à son père, avaient disparu (c’est ce véhicule qui, selon la thèse de la Couronne, a servi à transporter la victime).

«Quand j’ai recroisé Patrice Gaudreault-Morin plus tard, je lui ai demandé : où est mon truck? Il m’a répondu : inquiète-toi pas, tu vas le ravoir, et il s’est excusé, a relaté Giroux. J’ai ensuite pris l’initiative de nettoyer le plancher du salon, où il y avait du sang. Éric Plourde (le propriétaire de la maison à l’époque) et moi, on était apeurés. Je suis un gars tranquille, je n’ai jamais voulu de mal à personne. Il n’y avait rien de planifié ou d’intentionnel», a-t-il affirmé.

Témoignage suspendu

Le témoignage de Yan Giroux a un peu plus tard été suspendu par le juge Carl Thibault, de la Cour supérieure, afin de permettre au procureur Campeau et à l’avocate de la défense, Me Mia Manocchio, de discuter de points de droit.

Ces discussions se déroulant sans la présence du jury de huit hommes et quatre femmes, il nous est interdit d’en dévoiler la teneur. Le témoignage de Giroux doit en principe reprendre mardi matin.

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