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09 Mars 2018

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Projet minier: les inquiétudes persistent à La Motte

©L'Écho abitibien/Le Citoyen - Martin Guindon

MINES. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le projet de mine de lithium de Sayona Mining à La Motte suscite des inquiétudes. Et la première rencontre publique de la compagnie n'aura pas permis de les dissiper.

Plus d'une centaine de personnes ont pris part le 8 mars à l'activité porte ouverte organisée par Sayona Mining au Centre communautaire de La Motte. La société minière ne s'attendait pas à une réponse aussi forte.

©L'Écho abitibien/Le Citoyen - Martin Guindon

Plus d'une centaine de personnes a participé à l'activité porte ouverte organisée par Sayona Mining à La Motte.

Je ne veux surtout pas que le projet divise notre belle communauté -Louis-Joseph Fecteau-Lefebvre

«C'est la formule que nous avons adoptée pour cette première rencontre avec la communauté de La Motte. Il y en aura d'autres. On a voulu vous donner accès à tout ce qu'on a comme informations sur le projet. On a mis en place quatre stations avec des experts et des personnes responsables pour répondre à vos questions, mais vous êtes tellement nombreux. Vous pouvez aussi nous formuler vos questions et vos commentaires par écrit et nous vous répondrons», a déclaré Catherine Lussier, l'une des organisatrices de l'événement.

Chaque intervenant s'est ensuite présenté. C'est le seul moment où les représentants de la compagnie se sont adressés publiquement aux visiteurs, qui ont dû quérir individuellement leurs informations sur le projet, ses retombées et son impact environnemental. Aucune entrevue n'a été accordée aux médias présents.

Beaucoup d'insatisfaction

La formule privilégiée a surtout créé de la frustration et de l'insatisfaction parmi les gens présents. Jean-Pierre Naud, de Berry, aurait aimé que Sayona Mining fasse d'abord une présentation, puis réponde aux questions. «Je suis contre le projet à ce stade-ci. On n'a pas assez d'informations et cette soirée est décevante. J'espère qu'il y aura un vrai débat. C'est sûr que les gens veulent de l'ouvrage, mais il ne faut pas que ça menace l'environnement. Nous avons une très belle ressource et on doit la protéger», affirme-t-il.

©L'Écho abitibien/Le Citoyen - Martin Guindon

Devant l'affluence de visiteurs, les gens ont aussi été invités à rédiger leurs questions et commentaires.

«Je m'en venais chercher de l'information pour ensuite me faire une idée, mais c'est difficile d'aller à chaque table avec tout le monde qu'il y a ici. Je pense qu'ils vont en tirer une leçon. Ils vont se rendre compte qu'à La Motte, ils ne pourront pas faire n'importe quoi sans que les gens réagissent», estime l'ancien maire René Martineau.

Garanties exigées

Une opinion que partage le maire Louis-Joseph Fecteau-Lefebvre. «Ils n'ont pas encore toutes les informations à donner, mais ils voulaient rencontrer les gens. S'il y a un mariage, il sera assez délicat à faire avec la communauté. Ils ne s'attendaient pas à voir autant de gens de partout dans la région. C'est un sujet sensible ici, surtout quand il est question de l'eau et des mines à ciel ouvert. Ils vont devoir montrer patte blanche et ils le savent. Disons que ça leur fait une belle entrée en matière», croit-il.

Son objectif est d'obtenir des ententes, des garanties et des certitudes de Sayona Mining. «Je veux qu'ils soient liés s'il arrive quelque chose à l'esker, aux puits de nos citoyens ou au lac Kapitagama. On va organiser une rencontre juste avec nos citoyens au moment opportun pour obtenir leur avis. Je ne veux surtout pas que le projet divise notre belle communauté», prévient-il.

Le préfet préoccupé

Sébastien D'Astous, maire d'Amos et préfet de la MRC Abitibi, se dit aussi préoccupé par le projet Authier, même si Sayona Mining affirme qu'il n'est pas situé dans le même sous-bassin versant que l'esker St-Mathieu-Berry.

«Il faut laisser les spécialistes faire leurs recommandations. Eska est déjà dans le dossier. On a une bonne idée du comportement des eaux dans l'esker, mais c'est une portion qu'on connaît moins. Je m'attends à ce qu'on investisse du temps pour bien caractériser cette partie-là», a-t-il indiqué.

Les grandes lignes du projet

  • Contruction projetée en 2019
  • Investissement de 50 M $
  • 17 ans d'exploitation (2020-2036)
  • Création de 132 emplois annuellement
  • Fosse de 1000 mètres par 600 mètres
  • Profondeur de 200 mètres
  • Exploitation de 1900 tonnes/jour

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