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11 Mai 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

7,5 M $ pour faire de la région un pôle d’excellence en métaux stratégiques

©La Frontière/Le Citoyen - Patrick Rodrigue

Le Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, l’UQAT et le Centre technologique des résidus industriels (CTRI) pourront enfin réaliser leur rêve de faire de la région un pôle d’excellence en métaux stratégiques tels que le lithium, les terres rares, le graphite et le tantale.

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Le 11 mai, Luc Blanchette, député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue et ministre responsable de la région, a annoncé l’octroi de 7,5 M $ sur cinq ans pour mener ce projet à terme. «Alors que des métaux comme le lithium sont appelés à connaître un essor important au cours des prochaines années, on ne fait pas de 2e transformation au Québec. C’est ce que notre appui va permettre de faire, et de manière responsable», a-t-il indiqué.

«Nous avons déjà produit du lithium dans les années 1950 et 1960. C’est donc légitime pour l’Abitibi-Témiscamingue de se repositionner dans ce secteur», a fait valoir le député d’Abitibi-Est et adjoint parlementaire du ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Guy Bourgeois.

Quatre ans de démarches

Cette annonce vient concrétiser plus de quatre ans de patientes démarches. Déjà, à la mi-janvier 2018, le directeur général du Cégep, Sylvain Blais avait accordé au Journal une entrevue sur le sujet où il détaillait les raisons qui motivaient un tel projet.

©La Frontière/Le Citoyen - Patrick Rodrigue

Les nouveaux chercheurs qui seront embauchés grâce au soutien financier de Québec utiliseront notamment cette usine-pilote du CTRI, qui reproduit à petite échelle les mêmes conditions que dans une mine en opération.

«En fait, on a commencé à songer à développer une expertise régionale il y a près de 10 ans, lorsque Matamec essayait de développer un projet de terres rares au Témiscamingue et qu’on s’est mis à imaginer notre usine-pilote, que nous avons inaugurée en mars 2016, a-t-il précisé, lors de l’annonce du 21 mai. On a toutefois entrepris des démarches plus sérieuses dès le début du mandat de M. Blanchette.»

«L’annonce vient couronner un long épisode de rencontres avec le gouvernement, a signalé le directeur général du CTRI, Hassine Bouafif. Elle va augmenter la capacité de recherche de nos trois établissement dans un secteur considéré comme critique, puisque ces métaux ne sont pas faciles à remplacer dans les usages pour lesquels ils sont destinés et parce qu’il existe peu de sources d’approvisionnement.

Essentiellement pour l’embauche de chercheurs

Comme l’a fait savoir le recteur de l’UQAT, Denis Martel, les 7,5 M $ octroyés par Québec serviront essentiellement à embaucher du personnel hautement qualifié, dont l’expertise sera mise à profit pour former d’autres personnes.

«On parle d’une dizaine de nouveaux professeurs et chercheurs et du maintien de deux emplois, en plus de la création de bourses et de stages pour les étudiants du Cégep et de l’UQAT, a souligné M. Bouafif. Près des trois quarts des sommes allouées par Québec iront au développement de compétences en extraction responsable.»

Encore 5,1 M $ à trouver

Le budget total du projet proposé par le Cégep, l’UQAT et le CTRI totalise cependant 12,6 M $. Cette somme devra être collectée auprès de leurs partenaires industriels et à travers divers programmes subventionnaires fédéraux.

«Les ententes ne sont pas encore conclues, mais ce n’est qu’une question de temps, a assuré M. Blais. J’ai confiance. On vient de partir la roue pour que dans cinq à dix ans, quiconque cherche un expert en métaux stratégiques saura que c’est en Abitibi-Témiscamingue qu’il peut le trouver.»

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