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15 Mai 2018

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

Orpair trace un bilan positif de son programme avec le Lac-Simon

©Photo L'Écho abitibien/Le Citoyen – Sophie Rouillard

ÉCONOMIE. L'entreprise spécialisée en ressources humaines Orpair annonce que son programme Orient-Action, en partenariat avec la commission Kijîtowin du Lac-Simon, porte ses fruits avec un taux de placement élevé, permettant ainsi d'aider au manque de main-d'œuvre en plus d'offrir des emplois et des formations.

Depuis la création d'Orient-Action en 2016, une trentaine de candidats autochtones ont été formés par Orpair. Plus de la moitié d'entre eux ont terminé leur formation en plus d'être engagés dans une entreprise de Val-d'Or.

«Nous avons un excellent taux de placement de 60%, souligne la présidente et directrice générale d'Orpair, Josée Gauthier. Nous avons des personnes qui ont passé par Orient-Action en 2016 et qui sont encore en poste dans les entreprises avec qui nous les avons placées».

En effet, plusieurs entreprises se sont jointes au programme. Parmi celles-ci, on compte notamment l'Hôtel Forestel, Technobois, Fournier et fils inc., Bonichoix, McDonald's ainsi que l'Hôtel Le Continental.

«Nous n'avons que de bons commentaires des entreprises, indique Mme Gauthier. Les personnes du Lac-Simon que nous leur envoyons sont loyales, travaillantes et efficaces.»

Orient-Action, qui se veut un pont entre les employeurs et la communauté du Lac-Simon, offre d'ailleurs une formation de deux semaines à ces candidats pour leur apprendre des techniques en entrevue ou encore à faire un CV. Ensuite, une fois en entreprise, ils suivent un stage de quatre semaines dans le milieu de leur nouveau travail. Finalement, un suivi entre Orpair et l'entreprise d'une durée de huit semaines conclut le tout.

«On parle d'embauche à l'international, mais nous avons ici des gens qui veulent travailler. Oui, il faut que les compagnies s'adaptent sur quelques points, mais leur communauté au Lac-Simon travaille vraiment fort avec nous, explique Josée Gauthier. Nous avons connu quelques difficultés au début du programme, notamment le transport, les problématiques sociales ainsi que les préjugés contre les Autochtones.»

Une navette de transport a d'ailleurs été mise sur pied pour faciliter les déplacements des résidents du Lac-Simon jusqu'à leur travail.

Reprendre sa vie en main

Plusieurs participants d'Orient-Action ont vu ce programme comme une chance de se remettre sur le droit chemin. C'est notamment le cas de Lesbeth Jérome, une jeune femme du Lac-Simon.

«J'avais des problèmes de consommation, confie-t-elle. À Noël dernier, j'ai décidé de me reprendre en main et d'arrêter tout ça. Ensuite, j'ai entendu parler d'Orient-Action et j'ai décidé de me lancer là-dedans pour enfin faire quelque chose de ma vie.»

Depuis mars dernier, Lesbeth Jérome travaille comme femme de chambre à l'Hôtel Forestel. Sans l'aide d'Orpair, elle estime qu'elle n'aurait pas pu se rendre jusqu'ici.

«Sans leur soutien et les formations, je ne serais pas ici, estime-t-elle. J'encourage tout le monde au Lac-Simon à s'inscrire à Orient-Action, ça en vaut la peine.»

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