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29 Mai 2018

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

L’Explo-Abitibi pour brasser des affaires et des idées

©Photo – Dominic Chamberland

Il se brasse bien des affaires et des idées, cette semaine au Forestel de Val-d’Or, à l’occasion de l’Explo-Abitibi 2018, un événement qui, malgré son nom, se veut d’envergure plus nationale que régionale.

Organisé par l’Association de l’exploration minière du Québec (AEMQ), ce congrès annuel fondé dans les années 1980 se déroule du 29 au 31 mai et a pour but d’appuyer le développement minier québécois. En tout, 25 exposants (des compagnies d’exploration petites comme grandes et des entreprises de services) composent l’exposition commerciale.

©Photo – Dominic Chamberland

La directrice générale de l’Association de l’exploration minière du Québec, Valérie Fillion.

Quelque 300 acteurs de la filière minérale de l’Abitibi, du reste du Québec et de l’Ontario – qu’ils soient géologues, prospecteurs, promoteurs ou autres – sont de la partie pour assister à l’exposition commerciale comme telle, aux conférences, aux ateliers de formation, à une excursion géologique autour de Val-d’Or ou aux visites des mines Canadian Malartic et Lamaque, sans oublier le souper-conférence du ministre des Ressources naturelles, Pierre Moreau.

«N’ayant pas de revenus, les PME d’exploration doivent faire financer leurs projets et elles sont ici pour donner des contrats en biens ou en services, indique Valérie Fillion, directrice générale de l’AEMQ.

«Contrairement à ce que beaucoup de gens peuvent croire, les compagnies d’exploration sont loin d’être toutes riches. Elles sont souvent très petites et leurs quelques employés doivent accomplir plusieurs tâches, dans des conditions pas toujours faciles. Elles font face à de multiples défis. Ces gens sont de vrais passionnés!», souligne Mme Fillion, elle-même géologue de formation.

Un modèle qui change

Si une roche reste une roche, le modèle d’affaires a changé dans le monde de l’exploration minière au cours des dernières années, avec le phénomène des banques minières telles Osisko et Abitibi Royalties, nous fait-on remarquer.

«Ces compagnies ont de l’argent et financent des projets, alors que les plus petites compagnies ont encore du mal à se financer, signale Valérie Fillion. Ça prend des gens pour faire le travail sur le terrain, ce qu’il faut financer aussi. Considérant l’inscription à la bourse et les autres frais, le défi est de pouvoir mettre le plus de financement possible en travaux.»

En plus du financement, l’accès au territoire reste un grand défi pour les compagnies d’exploration minière. Le temps aussi, puisque les claims sont bons pour deux ans, alors que les dédoublements fédéral-provincial ajoutent à la lourdeur de la tâche et au temps.

«L’enjeu des saisons est un autre facteur, comme le fait d’avoir à produire une étude plus approfondie pour le fédéral quand le projet devient plus gros, après avoir produit une première étude pour le provincial», mentionne Mme Fillion.

Tirer le maximum de jus

Les nouvelles technologies d'exploration minière étaient à l'honneur à l'Explo-Abitibi, mardi, alors que CONSOREM, un consortium fédéral-provincial-universités-entreprises d’exploration, tenait son 16e Forum technologique.

«Quatre chercheurs et un comité géoscientifique réfléchissent à trouver des façons d’aller plus loin en exploration minière, dans le but d’en tirer le maximum de jus, résume Valérie Fillion. Ça inclut toutes les substances, pas juste l’or, et toutes les régions. Nous sommes à créer une synergie entre CONSOREM ET l’AEMQ», fait-elle part.

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