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04 juin 2018

Marc-André Landry - malandry@lexismedia.ca

Monarques déclenche un «effet papillon» dans la région

©Photo gracieuseté – Image Nomade Production

La Corporation aurifère Monarques est passée de la parole aux actes dans son engagement envers la survie du célèbre papillon monarque, un symbole de notre patrimoine qui est aujourd'hui menacé.

Quelques semaines après avoir annoncé un engagement de cinq ans dans le projet Mission Monarque, la société minière a tenu un premier souper-bénéfice en Abitibi-Témiscamingue, le vendredi 25 mai au Forestel de Val-d'Or. Près de 200 personnes ont répondu à l'invitation, générant du même coup plus de 20 000 $ pour ce projet de science citoyenne développé par l'Insectarium de Montréal.

«C'est un grand succès qui nous démontre bien c'est quoi l'effet papillon, s'est réjoui Jean-Marc Lacoste, PDG de Corporation aurifère Monarques. J'y rêvais depuis près de deux ans et c'est un premier pas en avant très intéressant. En plus de contribuer financièrement à Mission Monarque, ce souper a permis de sensibiliser les gens à la cause et de leur faire prendre conscience qu'on peut tous faire notre part pour la survie du papillon monarque.»

Effort collectif

Avec les profits de la soirée, Mission Monarque pourra embaucher quelqu'un à temps plein pour mener à bien ses actions de recensement des populations de papillon monarque partout en Amérique du Nord. Cet insecte, qui vit chaque année une incroyable migration de 4000 km entre le Mexique et le Québec, est aujourd'hui menacé. On estime que sa population est passée d'un milliard d'individus à quelque 100 millions au cours des 20 dernières années.

«C'est une histoire qui doit nous interpeller comme société, a lancé Maxim Larrivée, responsable scientifique de Mission Monarque et conférencier de la soirée-bénéfice. Les causes du déclin du monarque sont nombreuses, à commencer par les changements climatiques, l'utilisation des pesticides et les coupes forestières au Mexique. Le seul scénario de solution passe par l'intervention des gouvernements, des entreprises privées et aussi des citoyens, qui peuvent nous aider à récolter et partager des données. L'implication des villes et des MRC est en forte croissance. Un souper comme ce soir est un témoignage fort de l'importance que les entreprises et les citoyens peuvent accorder à la cause.»

L'asclépiade

Selon M. Larrivée, l'Abitibi-Témiscamingue se veut une zone propice à la reproduction du papillon monarque. Pour y arriver, il faut cependant augmenter la présence de l'asclépiade, une fleur essentielle à sa survie.

À cet effet, la Corporation aurifère Monarques posera des gestes concrets dès cet été avec la mise en place de deux jardins d'asclépiade, soit un à proximité de la mine Beaufor de Val-Senneville et un autre chez un apiculteur situé près du projet Wasamac, entre les quartiers Évain et Arntfield de Rouyn-Noranda.

«On prévoit mettre en place quatre à six autres jardins du même genre l'an prochain, en essayant de former des associations avec les municipalités. On veut multiplier les efforts de sensibilisation, et il est certain que d'autres soupers-bénéfices sont prévus dans le futur. C'est important pour moi de démontrer que les mines sont plus que des sources de revenus, mais qu’elles sont aussi formées d'êtres humains qui sont sensibles à des causes et qui peuvent et doivent s'impliquer avec les outils à leur disposition», a indiqué Jean-Marc Lacoste.

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