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08 Juin 2018

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

La région plus favorable à une bonne santé psychologique au travail

Les femmes s’en tirent cependant moins bien que les hommes

©La Frontière/Le Citoyen - Archives

L’Abitibi-Témiscamingue est-elle une région plus favorable que les autres pour le maintien d’une bonne santé psychologique au travail? Plusieurs indicateurs compilés par la Direction de santé publique (DSP) du CISSSAT tendent à démontrer que la situation régionale serait plus enviable que celle au Québec.

C’est ce que révèle une étude récemment publiée par la DSP sur les travailleurs de 15 ans et plus, à partir de l’Enquête québécoise sur la santé de la population réalisée en 2014-2015 par l’Institut de la statistique du Québec. Environ 2000 personnes de l’Abitibi-Témiscamingue y avaient participé.

Un travailleur sur sept vit du stress

Environ un travailleur de la région sur sept (15 %) a déclaré vivre un niveau élevé de stress psychologique lié à son emploi. Il s’agit d’une proportion semblable à la moyenne québécoise. Cependant, toutes les variables influencées par ce stress psychologique présentent des résultats moins pires qu’ailleurs au Québec.

Harcèlement psychologique

Ainsi, 18 % des travailleurs ont déjà subi du harcèlement psychologique au travail. Au Québec, la moyenne est de 21 %. L’écart est qualifié de statistiquement significatif par la DSP.

Cependant, pratiquement deux fois plus de femmes que d’hommes (24 % contre 13 %) ont déclaré des actes de harcèlement psychologique. La situation chez les femmes est comparable au reste du Québec, tandis que celle des hommes est inférieure au résultat provincial (18 %). Ce harcèlement se produit également plus souvent chez les travailleurs syndiqués (23 %) que chez ceux qui ne le sont pas (15 %).

Reconnaissance et soutien

En matière de reconnaissance au travail, 13 % des répondants de l’Abitibi-Témiscamingue ont affirmé obtenir un salaire insatisfaisant ou de faibles perspectives de promotion ou encore vivre un manque de respect ou une insécurité d’emploi. Au Québec, cette proportion est de 21 %.

Là encore, la DSP note d’importantes disparités par rapport au sexe. Ainsi, 32 % des femmes ont signalé des insatisfactions face à leur salaire, tandis que cette proportion n’est que de 21 % chez les hommes. Les résultats demeurent cependant inférieurs à ceux du reste du Québec.

Quelque 16 % des travailleurs ont aussi déclaré bénéficier d’un faible soutien au travail de la part de leurs collègues, contre 19 % ailleurs au Québec. La proportion est de 18 % en ce qui concerne le manque de soutien de la part du supérieur immédiat. Elle atteint 21 % dans le reste du Québec.

Tension au travail

Enfin, 9 % des travailleurs de la région vivent de la tension au travail contre 12 % pour le Québec. Cet indice combine des exigences psychologiques élevées, par exemple une quantité excessive de tâches, des demandes contradictoires ou des contraintes de temps, et un faible niveau d’autonomie liée à la prise de décisions.

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