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10 Juillet 2018

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

«On lève la tête et on retrousse nos manches» - Kate Dessureault

Maison des Jeunes Amos Incendie

©Gracieuseté - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Dès le matin suivant, des jeunes et les employés de la Maison des jeunes d’Amos se sont réunis pour se soutenir mutuellement après la tragédie.

Après l’incendie qui a complètement détruit la Maison des jeunes d’Amos dans la nuit du 8 au 9 juillet, la directrice Kate Dessureault et son équipe gardent la tête haute et sont prêts à affronter le futur malgré tout.

À 2h30 au beau milieu de la nuit, Kate Dessureault est réveillée par le téléphone. Dès qu’on lui annonce la terrible nouvelle, elle accourt sur les lieux, où elle y trouve d’autres collègues. 

Sous leurs yeux impuissants, l’établissement dédié aux jeunes depuis 1988 est complètement submergé par les flammes. 

«On a eu un moment d’émotion, confie Mme Dessureault. Ce n’est pas seulement notre lieu de travail ou de rencontre qui a été détruit, ce sont aussi beaucoup de souvenirs qui s’accumulent depuis le début de la Maison.» 

Durant la journée suivante, des jeunes accompagnés de leurs parents se sont joints aux employés pour parcourir les décombres. D’ailleurs, un cliché des jeunes et des employés se serrant dans leurs bras en solidarité devant les ruines de l’établissement a fait sensation sur la page Facebook de la directrice. 

«On avait les yeux mouillés en prenant la photo, ça, je le garantis!, renchérit Kate Dessureault. Nous avons fait une rencontre avec les parents des jeunes pour faire le point avec eux et leur dire ce qui en était.» 

Attitude 

Bien que des larmes aient été versées lors de la tragédie, Kate Dessureault et ses collègues tiennent à garder la tête haute afin d’être de bons modèles pour les jeunes. 

«Il faut montrer que c’est une question d’attitude, estime-t-elle. Malgré les situations qui arrivent dans la vie, c’est nous qui choisissons comment nous les vivons. On lève la tête et on retrousse nos manches.» 

 

«Ce qu’on a vécu nous a dévastés, mais il ne faut en rester là»  - Kate Dessureault, directrice de la Maison des jeunes d’Amos 

Solidarité 

Dès le lendemain de la tragédie, un vent de solidarité s’est levé pour soutenir la Maison des jeunes d’Amos. «J’ai toujours pensé qu’on passait un peu inaperçu et que les gens n’avaient pas nécessairement une opinion positive de la Maison des jeunes, indique Kate Dessureault. Je me suis trompée! Des parents nous ont offert des commandites si jamais nous en avons besoin et nous avons reçu de beaux messages d’encouragement de la population. Ça représente beaucoup pour nous.»

Reconstruire? 

Pour le moment, la directrice ignore si la Ville d’Amos (qui possédait la bâtisse qui a été réduite en cendres) va reconstruire de nouveaux locaux pour la Maison des jeunes ou si les services seront carrément relocalisés ailleurs. 

De plus, on ne connaissait toujours pas la cause de l’incendie au moment d'écrire ces lignes. Le dossier a été transféré à la Sûreté du Québec, qui enquête afin de démystifier l’affaire. 

«Je ne crois pas que ç'a été fait contre la Maison des jeunes. Je ne vois pas à qui l’on pourrait faire du tort et qui pourrait être notre ennemi, ajoute Kate Dessureault. Je pense que c’est juste un mauvais acte qui a malheureusement tombé sur nous.»

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