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26 Juillet 2018

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

La fresque du 100e d’Amos sera démantelée

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

La fresque a subi d’importants dommages qui ne permettent pas de la restaurer et forcent son démantèlement.

HISTOIRE. En raison de son état de détérioration avancé, la Ville d’Amos et la Société des arts Harricana (SAH) se voient contraintes de démanteler la fresque installée au centre-ville lors des festivités du 100e, en 2014.

Intitulée Notre histoire, la murale de 16 par 80 pieds est l’œuvre collective de 26 artistes, réalisée à partir d’un croquis de l’artiste-peintre Claude Ferron sur un horizon de 9 mois pour un total de 3000 heures de bénévolat. Elle avait été offerte à la Ville pour son centenaire et installée sur un mur de l’édifice qui abrite actuellement le Superclub Vidéotron, au centre-ville.

«Ce sont les artistes eux-mêmes qui en ont fait la demande, après avoir constaté sa détérioration l’an dernier. Ils ont étudié la possibilité de remplacer certains panneaux, mais les dommages étaient trop importants. On ne peut pas laisser cette œuvre de haute qualité et très représentative du centenaire d’Amos continuer de se détériorer. C’est avec tristesse qu’on doit s’en départir», a reconnu le maire Sébastien D’Astous.

Déception

Rollande Brochu-Larouche, qui était présidente de la SAH au moment de la création de l’œuvre et l’une des responsables du projet avec l’actuel président Tommy St-Laurent et Diane Morin, explique que l’organisme a demandé à la Ville l’autorisation de démanteler la murale.

Fresque Amos plaque

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

La plaque commémorative expliquant la présence de la fresque et énumérant les participants au projet.

Les administrateurs de la SAH n’ont pas pris cette décision de gaieté de cœur, a-t-elle assuré. «C’est sûr que nous sommes déçus. On a travaillé presque un an à cette œuvre; on aurait aimé qu’elle dure au moins dix ans», a fait valoir Mme Brochu-Larouche.

Cette dernière croit que les derniers hivers rigoureux ont eu raison de la fresque peinte sur des panneaux de contreplaqué. Des couches de vernis marin ont été appliquées afin la protéger l’œuvre, mais l’eau est finalement parvenue à s’infiltrer à plusieurs endroits.

«Si c’était à refaire, on la peindrait sur le mur» - Rollande Brochu-Larouche

«Il aurait peut-être fallu une couche de plus? Notre idée de départ était de peindre directement sur le béton, mais c’était difficile à ce moment-là de donner la fresque à la Ville si le mur ne nous appartenait pas. On apprend de nos erreurs. Si c’était à refaire, on la peindrait sur le mur. Ce serait beaucoup plus durable», a-t-elle reconnu.

Reproduite pour la pérennité

D’ici peu, il ne restera donc que le souvenir de la fresque originale et les nombreuses photographies prises depuis mai 2014. Toutefois, l’œuvre collective a fait l’objet d’une reproduction miniature de 2 par 10 pieds réalisée par Rollande Brochu-Larouche et Diane Morin.

«Nous l’avions peinte à l’échelle pour l’exposition présentée à la Maison de la culture dans le cadre du 100e, en 2014. Nous y avions apporté quelques touches personnelles, mais c’est reproduction assez fidèle de l’originale à quelques détails près. On l’a remise à la Ville», a précisé l’artiste-peintre.

Le maire D’Astous a confirmé que cette reproduction trouvera sa place à l’intérieur de l’un des édifices municipaux.

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

La fresque lors de son grand dévoilement en mai 2014 avec plusieurs de ses artisans bénévoles.

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