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06 Juillet 2018

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

La nature de l’Homme et des lieux inspirent à Amos

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

«Sur le village» de Joanne Poitras.

ARTS VISUELS. Depuis le 21 juin, le Centre d’exposition d’Amos propose des oeuvres inspirées d’un côté par la nature de l’Homme et de l’autre, par les histoires que partagent les gens à propos de lieux marquants.

Joanne Poitras

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Joanne Poitras

Dans la grande salle, Des buttes et de la sculpture propose une rétrospective avec les œuvres majeures du volet sculptural et installatif de l’artiste Joanne Poitras, de Rouyn-Noranda. L’exposition, qui se poursuit jusqu’au 2 septembre, présente huit pièces produites sur une période de plus de 20 ans.

Joanne Poitras a commencé à exploiter ce filon des buttes lors du 3e Symposium international en arts visuels en Abitibi-Témiscamingue, qui a eu lieu à Amos, en 1997. Certains se souviendront de La Montagne, érigée sur la presqu’île de la Marina Paré avec l’aide du public. «Cette œuvre marque l’amorce d’une démarche qui se poursuit depuis. C’est là qu’elle a eu la piqûre des buttes», a souligné Marianne Trudel, responsable du Centre, lors du vernissage.

La trace de l’Homme

«On me demande souvent pourquoi des buttes. C’est quelque chose qui m’attirait beaucoup. Toute petite, dans l’auto, je voyais de buttes de toutes sortes de choses. Des abattis, du bois, etc. Si vous vous mettez à regarder, vous allez en voir aussi. La Montagne est sans doute la plus grosse butte que j’ai faite à ce jour. Cette forme-là dit beaucoup de choses», a expliqué Joanne Poitras.

Selon elle, l’exposition porte réellement sur la nature de l’Homme. «C’est l’Homme qui essaie d’inscrire son nom, de laisser une trace, de transformer ce qu’il fait à partir de la nature», a-t-elle confié, en présentant ensuite ses oeuvres.

Un village dans une sculpture

Parmi les plus fascinantes, on retrouve cette butte de feuilles d’arbre, intitulée Pour l’instant l’arbre. Ce travail monastique a été réalisé en cueillant les feuilles tombées d’un peuplier hybride et d’un peuplier à grandes dents qu’il a fallu faire sécher. Cette butte marque à la fois le caractère éphémère des feuilles et l’éternité de cette pile qui résiste au temps depuis 2005.

Sur le village est quant à elle une œuvre inédite réalisée avec des résidus calcinés tirés de l’église de Saint-Eugène-de-Guigues incendiée en 2014. «L’idée, c’était d’essayer de ramasser tout ce que pouvait représenter ce lieu pour le village. Il rassemblait la population, on y retrouvait aussi les bureaux de la Fabrique, la salle de l’âge d’or, l’atelier de menuiserie, un garage… un peu de tout», a raconté Joanne Poitras, dont l’exposition fait l’objet d’une publication disponible au Centre.

Stéphanie Matte

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Stéphanie Matte

Des lieux inspirants

Jusqu’au 29 juillet dans les petites salles, on peut voir Je ne voulais pas marcher sur un ours de Stéphanie Matte, de Québec. L’artiste originaire d’Abitibi-Ouest y propose dessins et peintures sur papier souvent inspirés de lieux qu’elle ou de gens ont vus.

«Ce ne sont pas des illustrations. Vous ne serez pas nécessairement capables d’associer les dessins avec les histoires. Ce que je recherche, c’est que les gens qui sont devant l’oeuvre se créent eux-mêmes des histoires», a-t-elle expliqué lors du vernissage.

L’exposition comporte un volet participatif: Paysages disparus. «J’invite les gens à décrire un lieu dans lequel ou devant lequel ils ont vécu une expérience qui les a marqués. Ça peut être un souvenir. Ces histoires vont me servir à créer des œuvres dans les prochaines années», a-t-elle indiqué.

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

«Féérie et mouches à merde» de Stéphanie Matte.

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