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Élections provinciales

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17 septembre 2018

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

La MRC Abitibi cible sept enjeux électoraux

Préfet D'Astous Rheault

©gracieuseté - MRC Abitibi

Le préfet de la MRC Abitibi Sébastien D’Astous et préfet suppléant Pascal Rheault.

MUNICIPAL. La MRC Abitibi profite de la campagne électorale provinciale pour faire part de ses attentes aux candidats dans Abitibi-Ouest.

Sept enjeux ont été identifiés par le comité administratif de la MRC, avec l’appui de l’ensemble des élus locaux. D’abord, la MRC demande que l’envoi de la facturation pour les services de la Sûreté du Québec aux municipalités se fasse en tenant compte de leur processus budgétaire. Les élus réclament aussi des négociations pour moduler l’entente de service en fonction du territoire de la MRC.

«Depuis quelques années, nous avons la malheureuse impression de payer davantage en obtenant moins de services. Notre territoire est vaste, et donc, se doit d’être desservi par la SQ aux quatre coins de celui-ci, 24h sur 24. Actuellement, on doute fortement que cela soit possible, bien qu’on nous affirme le contraire», précise Raymond Doré, membre du comité administratif et maire de Berry.

Ensuite, la MRC agit comme mandataire de la Société de l’assurance automobile du Québec à Amos depuis plusieurs années. Elle est toutefois aux prises avec un important déficit annuel. Les élus souhaitent donc que la SAAQ revoie à la hausse son mode rémunération, et ce, dans les plus brefs délais.

Terres agricoles et publiques

L’accaparement des terres par des investisseurs québécois et nationaux inquiète aussi les élus de la MRC Abitibi. «Nos terres nous appartiennent de moins en moins. Les agriculteurs ont des comptes à rendre; ils doivent être productifs, payer des intérêts exorbitants en plus de gérer de manière stricte leur entreprise. Alors que de l’autre côté, nous avons les multinationales prêtes à payer, peu importe la somme et les défis qui en découlent. Tout ceci devient contre-productif et nuit au développement local de notre milieu», affirme Pascal Rheault, préfet suppléant de la MRC d’Abitibi et maire de Sainte-Gertrude-Manneville.

Les municipalités de la MRC réclament aussi de pouvoir acquérir des parts de terres du domaine de l’État, ce qui est généralement difficile à obtenir. Elles souhaitent compter sur les terres inutilisées sur leur territoire au bénéfice de leur économie locale.

Transport et développement

La MRC Abitibi demande des investissements plus importants dans le réseau routier du territoire et qu’on mette fin aux délais interminables dans la réalisation de travaux, ce qui peut affecter la sécurité des usagers.

Elle souhaite aussi une bonification de l’enveloppe du Fonds de développement des territoires (FDT), une réduction des délais administratifs et un allègement de la reddition de comptes. «Gratifier la somme du FDT nous permettrait de développement davantage d’initiatives collectives et permettrait de renforcir notre rôle auprès de notre milieu», fait valoir Sébastien D’Astous, préfet de la MRC et maire d’Amos.

Ambulances, IRM et urgence

Enfin, dans le secteur de la santé, la MRC demande que la transition d’un horaire de faction à un horaire à l’heure pour les paramédics, l’aménagement permanent de l’appareil d’imagerie à résonance magnétique à l’hôpital d’Amos et la rénovation de l’urgence soient réalisés au cours du prochain mandat.

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