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08 Septembre 2018

Marie-Eve Bouchard - mebouchard@lexismedia.ca

Le meilleur de la vie de Simon Leblanc en 90 minutes

Simon Leblanc

©Gracieuseté - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Simon Leblanc passe présentement six jours sur sept à faire de l’humour, alors qu’il fait la tournée du Québec avec son deuxième spectacle, <@BVi>Malade<@$p>, et qu’il en prépare un troisième.

Les idées fourmillent pour l’humoriste Simon Leblanc qui, tout en présentant son deuxième spectacle, Malade, de passage du 13 au 15 septembre à Rouyn-Noranda, à Val-d’Or et au Témiscamingue, est en rodage pour son troisième spectacle en devenir.

«Au début de ma carrière, ça me stressait. Est-ce que j’allais toujours avoir quelque chose à raconter ? Mais j’ai constaté que je vis beaucoup plus que mes spectacles. En fait, c’est une année de ma vie en une heure trente, donc je ne manquerai jamais de stock», estime-t-il.

Dans ce deuxième spectacle, Simon Leblanc aborde notamment le thème du système de santé au Québec. De là, le titre du spectacle. «Comme bien des gens, j’ai eu un pépin de santé. Je raconte donc mon périple dans le milieu de la santé. Mais je ratisse aussi plus large dans les thématiques», explique-t-il.

Conteur ou humoriste?

Dans une formule authentique de standup, Simon Leblanc raconte aussi le féminisme et les menstruations. Qu’on le qualifie de conteur ou d’humoriste, Simon Leblanc ne s’affuble d’aucun style, lui qui a remporté le titre d’auteur de l’année pour son premier spectacle, intitulé Tout court, en 2017 au Gala des Oliviers. «Je crois que les gens voient plus en moi que moi-même, lance-t-il. Ça vient tout seul et je ne fais que l’amener tout en m’amusant devant les gens.»

D’ailleurs, l’humour n’a jamais été une option de carrière. «Au secondaire, je faisais beaucoup d’impro et j’adorais ça. Mais jamais l’humour n’a été une avenue, pas plus que les métiers rattachés aux arts», raconte celui qui se destinait plutôt à une carrière d’ingénieur avant de se retrouver à l’université en relations humaines.

C’est un ami qui l’a convaincu de tenter sa chance comme standup, un fameux 6 octobre 2009. «Depuis cette soirée, ma femme est devenue ma gérante et gère aussi toute ma vie», affirme Simon Leblanc en riant.

Rodage d’un 3e spectacle

Alors que le spectacle va bon train à travers le Québec avec plusieurs dates affichant complet, dont celles en Abitibi, Simon Leblanc travaille en parallèle à la conception de son troisième spectacle. Une façon de faire qu’il avait expérimentée entre son premier et son deuxième spectacle et qui lui réussit bien.

«Avec Malade, j’ai dû faire plus de 100 spectacles de rodage avant d’arriver avec la version en salle. Je dirais que c’est un long processus pour moi, la partie recherche et développement. Donc, là, le spectacle ne bouge plus et je suis très confiant des blagues», mentionne-t-il.

C’est d’ailleurs ce qui fait le contrepoids pour l’humoriste, en plein travail de recherche pour son troisième spectacle. «Le rodage, c’est extrêmement demandant. Tu as tellement l’impression d’être poche, mauvais et médiocre! Disons que l’estime de soi en prend un coup et qu’après, tu te retrouves dans ton divan à te morfondre. Mais en même temps, c’est le fun parce que c’est dynamique. Tu es sur la scène et tu ne sais pas où tu vas aller», soutient l’humoriste, qui donne le titre de Bouette à ce spectacle en devenir.

Chose certaine, l’humour lui apporte beaucoup et il apprécie particulièrement la relation qu’il développe avec ses spectateurs. «En 90 minutes, j’ai le temps de développer quelque chose avec eux. Il y a beaucoup de respect, si bien que j’ai l’impression qu’on devient une famille. Moi, j’aime le monde», conclut-il.

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