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13 janvier 2019

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Son parcours militaire le mène à Washington

Enrôlé en 1991, le Rouynorandien Patrick Robichaud a gravi tous les échelons

AB-RobichaudWashington

©gracieuseté

Le colonel Patrick Robichaud et sa femme, Martine Denis, ont déménagé à Washington en 2016. Le colonel Robichaud agit à titre d’attaché militaire pour les Forces armées canadiennes.

Le colonel Patrick Robichaud est en poste à l’ambassade canadienne à Washington depuis août 2017. Après avoir gravi tous les échelons, le Rouynorandien qui s’est enrôlé en 1991 est devenu l’interlocuteur principal entre les armées de terre canadienne et américaine.

Le colonel Robichaud s’est vu confier le poste d’attaché militaire au sein des Forces armées canadiennes, ce qui l’a amené, pour des raisons pratiques et logistiques, à emménager dans la capitale étasunienne pour une période de trois ans. Il devrait donc être en poste jusqu’en 2020.

«Il existe cependant toujours la possibilité que je sois rappelé avant l’échéance pour des besoins opérationnels comme il se pourrait aussi que mon affectation soit prolongée d’un an», a-t-il précisé.

Avant d’obtenir ce poste, Patrick Robichaud a dû suivre un processus de sélection vigoureux. Plusieurs facteurs devaient être pris en considération afin d’accéder au poste d’attaché militaire.

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«Il faut être disponible pour quitter le pays au minimum trois ans, rencontrer les exigences professionnelles liées à ce poste, avoir une connaissance fonctionnelle des Forces armées américaines et aussi avoir un certain niveau de bilinguisme», a énuméré le militaire.

Liaison entre le Canada et les États-Unis

Le rôle d’attaché militaire est primordial pour le maintien des bonnes relations avec nos voisins du Sud. Le colonel Robichaud fait le lien entre l’armée canadienne et l’armée des États-Unis ainsi qu’avec les forces terrestres du US Marine Corps. Il est appelé à faire la communication avec les ambassades ou les chefs des services respectifs dans les cas où l’armée canadienne doit déployer une personne avec une certaine qualification aux États-Unis et vice-versa.

«On touche également l’entraînement. Par exemple, si les troupes américaines veulent pratiquer certaines manœuvres dans les conditions hivernales que nous avons au Canada, nous devons faire la liaison entre tous pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’anicroches au niveau des frontières ou pour leur assigner des quartiers sur les bases», a relaté le colonel Robichaud.

Ce dernier joue également un rôle lors d’entraînements multinationaux. Il voit à ce que les protocoles rigoureux soient suivis, surtout lorsque des véhicules militaires sont impliqués.

«Ce que l’on veut, c’est de ne pas engendrer de craintes ou de l’incertitude au niveau des autorités civiles ou de la population. On s’assure que les médias et les chaînes militaires demeurent informés des mouvements de troupe. Cela demande aussi de faire affaire avec les douanes», a-t-il expliqué.

« Chaque région au Canada se différencie par sa culture, ses préoccupations économiques, etc. C’est la même chose aux États-Unis» - Patrick Robichaud

S’adapter aux États-Unis

Bien qu’il serait facile de croire qu’il est facile de s’adapter au mode de vie américain, Patrick Robichaud a indiqué qu’il y avait plusieurs différences entre le Canada et les États-Unis.

«J’oserais dire que les différences sont aussi grandes, sinon similaires à celles que nous vivons avec nos voisins de l’Ontario ou du Nouveau-Brunswick, a-t-il exprimé. Chaque région au Canada se différencie par sa culture, ses préoccupations économiques, etc. C’est la même chose ici. Aux États-Unis, on s’attend que ce soit un peu comme chez nous, mais qu’ils s’expriment en anglais. Or, on s’aperçoit rapidement que c’est différent à bien des niveaux: politique, économique, social, etc. Ça donne une dynamique intéressante à découvrir.»

Choc culturel

Il existe également quelques différences dans la vie au quotidien, a-t-il noté. «Ça peut être des choses très communes comme les produits qu’on achète. Le pain ne goûte pas pareil. C’est une des premières choses que nous avons remarquées, ma femme et moi. Je ne sais pas si c’est la farine ou le mode de préparation qui est différent, mais ce n’est pas la même chose. De plus, certains produits que l’on sait accessibles en tout temps chez nous ne le sont pas là-bas», a comparé le colonel Robichaud.

Au niveau des loisirs, ce qu’il a trouvé différent est l’accessibilité au hockey. «Chez nous, le hockey est toujours présent peu importe le niveau, a-t-il constaté. À Washington, il y a quelques ligues où l’on peut jouer, mais il faut les trouver et il faut être prêt à payer le prix pour s’y inscrire. Ce n’est pas donné à tout le monde.»

Avec un sourire dans la voix, Patrick Robichaud a également avoué s’ennuyer parfois de la poutine, mais a précisé qu’il profite de ses séjours au Canada pour en manger.

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