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06 février 2019

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Hydro-Québec pourrait ajouter une ligne de transport de 315 kV

Des rencontres d’information ont déjà eu lieu

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©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Archives

Une nouvelle ligne de transport de 315 kV pourrait voir le jour en Abitibi-Témiscamingue. Le tracé actuel irait du poste Lebel jusqu’à la MRC de l’Abitibi-Ouest, soit une distance d’environ 150 kilomètres.

Hydro-Québec pourrait ajouter une ligne de transport de 315 kV sur le territoire de l’Abitibi-Témiscamingue. Cette nouvelle ligne de transport a pour trajet provisoire une distance d’environ 150 km liant Lebel-sur-Quévillon à la MRC de l’Abitibi-Ouest. La mise en service du poste et de la ligne est prévue pour 2024. 

Hydro-Québec a confirmé qu’un projet est à l’étude pour la région. Une étude d’impact sur l’environnement et des discussions avec différents acteurs du milieu sont en cours. 

«La demande en électricité est en croissance en Abitibi-Témiscamingue depuis 2010 et nos spécialistes prévoient que cette croissance se poursuivra au cours des prochaines années. La croissance potentielle de la demande d’électricité sollicitera davantage ces corridors. Le but du projet est de renforcer à la fois le réseau à 315 kV et le réseau à 120 kV de l’Abitibi-Témiscamingue», a expliqué Diane Guillemette conseillère Relations avec le milieu- Abitibi-Témiscamingue chez Hydro-Québec. 

En plus de prévoir l’établissement d’une seconde ligne à 315 kV, un nouveau poste source sera construit afin d’alimenter le côté ouest du réseau. «On répartit de meilleure façon le transit entre nos lignes à 120 kV de ce secteur et on évite le besoin d’ajouter de nouvelles lignes à 120 kV dans le corridor Figuery, Cadillac et Rouyn», a précisé Mme Guillemette. 

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En ce moment, la région est principalement alimentée par les centrales de l’Outaouais supérieur, situées au Témiscamingue, ainsi que Rapide-2 et Rapide-7, sur le territoire de Rouyn-Noranda. L’unique ligne de 315 kV provient du poste Abitibi, qui passe par le poste Lebel, à Lebel-sur-Quévillon, jusqu’au poste Figuery, dans le secteur d’Amos.

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©capture d'écran

Dans un document datant d’octobre 2018, il est possible de voir la zone à l’étude pour l’implantation de la nouvelle ligne de transport de 315 kV dans la région.

Trajet à l’étude 

Un premier trajet, couvrant une zone de 895 km2, a été proposé dans la version de travail. À l’heure actuelle, il est prévu que la nouvelle ligne de 315 kV touche les MRC de la Vallée-de-l’Or, d’Abitibi et d’Abitibi-Ouest. Les municipalités et territoires organisés qui seraient visés dans ce trajet sont Lebel-sur-Quévillon, Despinassy, Saint-Dominique-du-Rosaire, Berry, Chicobi, Launay, Languedoc, Taschereay, Authier et Poularies. Les communautés algonquines de Pikogan et de Lac-Simon pourraient également être concernées par l’ajout de cette ligne de transport d’Hydro-Québec. 

«À la lumière des rencontres que nous avons tenues jusqu’ici et des études en cours, nous élaborerons des variantes, c’est-à-dire différents tracés de ligne et emplacements de poste possibles que nous irons proposer au milieu. Des consultations auront lieu à la mi-mars auprès des citoyens des municipalités touchées, puis auprès de tous les citoyens et organismes intéressés par notre projet», a fait savoir Diane Guillemette. 

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©capture d'écran

Dans un document datant d’octobre 2018, Hydro-Québec a présenté les différentes étapes pour la réalisation du projet et prévoit une entrée en fonction en 2024.

Déjà des réactions 

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda, Jean-Claude Loranger, s’est montré très enthousiaste face à ce nouveau projet, bien que le territoire de Rouyn-Noranda ne soit pas directement touché par cet ajout. 

«J’y vois une forme d’appui à l’économie et aux entreprises, a-t-il fait savoir, par voie de communiqué. Celles-ci pourront dorénavant compter sur un réseau plus efficace et plus fiable, qui contribuera à soutenir leur propre développement.» 

M. Loranger a également tenu à souligner que plusieurs défis attendent la société d’État avant d’arriver à un consensus sur le tracé final. «Il reste que certains défis mériteront une attention particulière, dont la présence de milieux humides, de cours d’eau et d’eskers. Le tracé final fera l’objet de nombreuses discussions, j’en suis convaincu. Nous aurons l’occasion de présenter nos préoccupations, même si le projet ne concerne pas le territoire de Rouyn-Noranda», a-t-il indiqué. 

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