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09 février 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Le marché immobilier tend vers l’équilibre

Mais il a continué de favoriser les vendeurs en 2018

Maison ventes immobilier Amos

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Le bilan du marché immobilier résidentiel de la Chambre immobilière de l’Abitibi-Témiscamingue est effectué à partir de la base de données provinciale Centris. Il ne comprend donc que les transactions effectuées avec un courtier immobilier.

IMMOBILIER. S’ils tendent de plus en plus vers l’équilibre, les marchés immobiliers de Val-d’Or et Rouyn-Noranda ont continué de favoriser les vendeurs en 2018.

C’est en effet ce qui se dégage du bilan de l’année 2018 du marché immobilier résidentiel effectué par la Chambre immobilière de l’Abitibi-Témiscamingue, à partir de la base de données provinciale Centris des courtiers immobiliers.

«On est encore dans un marché vendeur, mais on est vraiment proche de l’équilibre. Il y a quelques années, il est arrivé beaucoup gens pour les mines. Les maisons se vendaient, peu importe le prix. Elles étaient toutes seules sur le marché. Maintenant, on peut encore recevoir deux offres pour une maison, mais elle peut avoir deux ou trois compétiteurs dans le marché. Donc, si le prix demandé est trop élevé, les gens peuvent se tourner vers une autre maison», explique la directrice générale Hélène Charrette.

Selon elle, il s’agit d’une bonne nouvelle en soi pour la région. «C’est plus intéressant pour les acheteurs, et les vendeurs obtiendront quand même un bon prix. Ça fait surtout une différence pour les premiers acheteurs, parce que les vendeurs sont généralement aussi des acheteurs par la suite. Plus on paie cher pour la première maison, plus la mise de fonds est importante», précise-t-elle.

Ventes stables à Val-d’Or

À Val-d’Or, 416 ventes résidentielles ont été réalisées avec l’aide d’un courtier immobilier en 2018, un niveau d’activité identique à celui de 2017. Les ventes de maisons unifamiliales ont légèrement crû de 1 %, les ventes de copropriétés sont demeurées stables alors que les ventes de plex (2 à 5 logements) ont baissé de 10 %. Le nombre de propriétés à vendre a diminué de 1 %, avec en moyenne 244 propriétés inscrites au système Centris.

Le prix moyen de vente des maisons unifamiliales a connu une hausse de 5 % pour atteindre 244 476 $. Il s’agit d’une hausse de 16 % sur cinq ans. Les maisons se sont vendues en moyenne en 117 jours, soit deux jours de moins qu’en 2017. C’est le plus bas niveau en trois ans.

Moins de ventes à Rouyn-Noranda

Du côté de Rouyn-Noranda, on constate un repli de 5 % des ventes résidentielles, qui se sont chiffrées à 427 en 2018. Toutefois, l’agglomération avait connu deux années de forte augmentation pour atteindre un niveau record en 2017. En moyenne, on retrouvait 234 résidences sur le marché, soit 11 % de moins qu’en 2017.

Quant au prix moyen de vente, il a bondi de 8 % pour les résidences unifamiliales pour atteindre 230 074 $. La hausse est de 11 % sur cinq ans. Le délai de vente est demeuré presque inchangé dans l’unifamiliale, à 102 jours, alors qu’il a diminué de 19 jours (78 jours) pour les plex. Ces derniers se sont vendus en moyenne 11 % plus cher en 2018.

Hausses des ventes à Amos

À Amos, où les données fournies sont moins exhaustives, il s’est vendu 129 propriétés résidentielles en 2018, en hausse de 6 % sur 2017. En moyenne, on retrouvait 89 inscriptions à Centris, soit 4 % de plus. Le prix de vente moyen des résidences unifamiliales a crû de 12 % pour s’élever à 204 852 $.

 

En hausse de 2 % en Abitibi-Témiscamingue

Dans son rapport annuel sur le marché immobilier, la firme JLR Solutions Foncières fait état de 1797 résidences unifamiliales vendues dans la région en 2018, une hausse de 2 %. Le prix médian a augmenté de 6 % pour atteindre 191 000 $. En revanche, 47 copropriétés ont été transigées, en baisse de 15 %, et 275 édifices de 2 à 5 logements, un recul de 2 %. JLR ne se limite pas aux trois principales agglomérations de la région dans son analyse ni aux propriétés transigées avec l’aide d’un courtier immobilier. Son analyse s’appuie plutôt sur les transactions publiées au Registre foncier du Québec.

 

Niveau record de ventes au Québec

Le bilan 2018 du marché immobilier résidentiel publié par la Fédération des chambres immobilières du Québec à partir de la base de données provinciale Centris fait état d’un niveau record de ventes en 2018. Pas moins de 86 557 ventes ont été réalisées, en hausse de 5 % sur 2017. Il s’agissait d’une quatrième hausse consécutive.

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