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05 mars 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Le projet Authier Lithium de Sayona Mining à La Motte est assujetti au BAPE

Le ministre Benoit Charette confirme que Sayona devra se plier à l’évaluation environnementale

Affiches esker Sayona lithium

©gracieuseté

Au cours des derniers mois et encore plus durant les dernières semaines, l’opposition à Authier Lithium n’a cessé de croître au sein d’une partie de la population. D’autres citoyens ont cependant commencé à manifester plus ouvertement leur appui au projet de Sayona Mining.

Sayona Mining devra soumettre son projet Authier Lithium, à La Motte, à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement menant au BAPE.

Dans la matinée du 5 mars, le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, a fait savoir, par voie de communiqué, que les résultats des travaux d’analyse réalisés par le personnel de son ministère lui avaient permis de confirmer cet assujettissement.

«Selon les documents déposés par l’entreprise dans le cadre de sa demande d’autorisation, le projet minier aura une capacité maximale quotidienne d’extraction supérieure au seuil de 2000 tonnes métriques selon les critères établis dans le Règlement relatif à l’évaluation et l’examen des impacts sur l’environnement de certains projets», explique-t-on.

Le projet Authier Lithium, qui prévoit l’exploitation à ciel ouvert d’un gisement de minerai de lithium sur une période de 18 ans, devra donc, entre autres, faire l’objet d’une consultation publique sur ses enjeux au cours de laquelle la population sera invitée à s’exprimer. Le processus comprend aussi une étude d’impact de la part du promoteur, une période d’information publique menée par le BAPE ainsi qu’une analyse environnementale réalisée par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

 

«Le BAPE permettra aux citoyens de La Motte et de l'Abitibi de faire part de leurs préoccupations concernant le projet de la mine Sayona. Il donnera aussi la chance au promoteur de mieux expliquer le projet à la population de sorte que tous puissent profiter de potentielles retombées économiques, tout en préservant notre environnement» - Pierre Dufour

Mené avec rigueur

Le ministre régional Pierre Dufour s’est réjoui de l’exercice d’analyse mené avec rigueur par son collègue et son équipe au Ministère dans ce dossier. C’est ce qui permet selon lui au gouvernement de demander à Sayona de soumettre son projet au BAPE en vertu du tonnage.

«C’est un travail professionnel qu’il fallait faire et ne pas juste y aller sur une question de feeling. Il y a des lois qui existent et avec lesquelles le gouvernement doit travailler. Et c’est la position que j’ai tenue devant les gens en faveur du projet et les opposants. Je vais toujours m’appuyer sur le travail des professionnels», a déclaré M. Dufour.

Sayona prend acte

Pour sa part, Sayona Québec a réagi à l'annonce en fin d'avant-midi par voie de communiqué. Elle affirme prendre acte de la décision du ministère de l'Environnement. «La communication du gouvernement du Québec et de ses impacts seront l’objet d’une analyse minutieuse à l’interne et la société fera connaître en temps et lieu la décision qu’elle prendra en conséquence», fait-elle savoir. Elle n'entend pas faire d'autres commentaires pour le moment.

L’entreprise souhaitait éviter cette procédure en présentant un projet de moins de 2000 tonnes par jour, comme le permet la Loi, afin d’entrer plus rapidement sur le marché du lithium. Elle a nié à trois reprises vouloir traiter plus de 2000 tonnes par jour, en dépit du fait que certains de ses documents fassent état d’une moyenne quotidienne de 2123 tonnes par jour à l’an 7. Le calcul ne devait pas tenir compte d’une réserve de 100 000 tonnes, selon elle.

Commentaires

5 mars 2019

Suzanne Adams

La nouvelle télévisée nous annonçant que le projet minier (à ciel ouvert) Sayona Authier, Abitibi, serait soumis au BAPE, se terminait comme une réprimande, par ces mots: «...c'est un important projet minier. Que savent-ils de notre région ces grands décideurs? Les journalistes font-ils un peu de recherches avant de livrer une nouvelle. Connaissent-ils l'histoire de l'Abitibi? on en a raz le cœur (moi oui), où sont les comme moi? on devrait être tous dans les rues à demander grâce. Un esker, à Amos tout porte le nom d'esker. qu'est-ce qui se passe? la municipalité de La Corne Abitibi, (...Mont Vidéo, Lac Legendre, pourvoiries, camping…), à un saut de lac de La Motte, est colonisée par des exploitants miniers (à ciel ouvert). Ils creusent aussi pour du lithium. Cette mine, du village de La Corne, a changé de propriétaires plusieurs fois, ouvre, ferme, nos gouvernements y investissent nos taxes et ce n'est PAS rentable et c'est destructeur. et connaissent-ils l'histoire de Preissac, LAUNAY (nickel avec BAPE s.v.p.!! sur un esker!),...., Val d'Or, Rouyn, MALARTIC....On a livré l'Abitibi à des fourmiliers. Dans le nord, près de Chibougamau (minière), Némaska LITHIUM qui ferme….Des projets importants?? Sudbury qui dynamite et fait déclencher des secousses sismiques jusqu'en Abitibi. Rassurant? Il y a des trous de mines partout. Et toutes ces mines qui déchirent le nord du Québec, en toute liberté, ils sont plus haut que le 48E nord...creusez les amis. Mais, quand va t-on penser à conserver un peu de terrain plat et non pollué, pour cultiver quelques patates et trouver de l'eau pour survivre. De l'eau, de l'eau, en Abitibi nous étions riches d'eau et de nature généreuse (travail à long terme, avec amour et patience). On accusait les boomers (j'ai 64 ans) d'avoir détruit la planète, les nouvelles générations la défoncent à super puissance. et plus et plus, nous avons des chercheurs SESAT- GRES, des universités, qui ont des solutions pour dépolluer, ben non c'est nono restaurer, pas payant!!?….nous avons des élus qui ne nous consultent jamais ou 1 question seulement par année Madame Monsieur. Ils savent ce qui est bon pour nous ben oui. on rase la forêt, en damier, en quartier de pommes,...et oui des mines des mines oh! pourquoi pas le gazoduc par dessus tout ça. les québécois on a le dos large et la conscience aussi. je suis beaucoup découragée je l'avoue.

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