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09 mars 2019

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

Une Valdorienne parmi les pionnières du compostage domestique

Valérie Laliberté et Élizabeth Coulombe

©Gracieuseté

Valérie Laliberté et Elizabeth Coulombe sont les deux créatrices du bac Tero.

Valérie Laliberté, originaire de Val-d’Or, et Elizabeth Coulombe se sont lancées dans toute une aventure. Le duo présentera, cette année, le prototype du Tero, un bac à compost qui transforme les résidus alimentaires en poudre fertilisante en moins de 24 heures.

Né d’un projet de fin d’études des deux jeunes femmes lors du baccalauréat en design de produits à l'Université Laval, le concept du Tero a rapidement fait fureur sur les réseaux sociaux et lors des présentations du produit. 

«Nous avons déjà plus de 6000 mentions J’aime sur notre page Facebook, indique Valérie. C’est complètement fou! Ça prouve que les gens y croient et veulent se diriger vers un mode de vie zéro déchet.» 

Après avoir connu un grand succès auprès de leurs collègues de l’Université Laval, Valérie et Elizabeth ont décidé de franchir le pas et de développer le Tero pour la vente. 

«Nous avons suivi des formations pour apprendre comment développer notre plan d’affaires et notre produit, raconte Valérie. Il y a beaucoup de choses à prendre en considération avant d’aller sur le marché.» 

Grâce notamment au Centre de soutien en recherche industrielle du Québec (CRIQ), les deux partenaires ont pu rencontrer des experts et des ingénieurs pour les aider à mener ce projet à terme. 

«On veut que le Tero soit en vente le plus rapidement possible, mais on veut aussi bien faire les choses, précise la Valdorienne. Nous voulons prendre le temps d’évaluer toutes les possibilités.» 

Faire une différence 

«Les gens veulent faire une différence et changer leur empreinte écologique, mais ils ne savent pas toujours comment faire», croit Valérie. 

Les deux entrepreneures ont ainsi décidé de miser sur la simplicité pour rendre le Tero accessible. Le bac, qui est d’une capacité de 5 litres, permet de réduire en poudre fine les résidus alimentaires tout en évitant plusieurs désagréments. 

«Il y a beaucoup de personnes qui aimeraient faire du compost, mais elles ne veulent pas être incommodées par les odeurs, souligne Valérie. De plus, pour ceux et celles qui habitent en appartement et qui n’ont pas de cour arrière, faire du compostage peut être plus difficile. Avec Tero, les gens n’auront qu’à aller étendre la poudre qui va en ressortir sur leurs fleurs, leur gazon ou leur potager durant l’été.» 

De plus, le temps de décomposition des aliments est très rapide avec la création des deux entrepreneures. «Pour un Tero plein, ça prend environ trois heures pour que les résidus soient tous broyés et déshydratés pour devenir de la poudre qui ressemble à du café moulu, indique Valérie. Évidemment, ça peut prendre de cinq à sept heures si vous y mettez un melon d’eau complet! Ça reste malgré tout beaucoup plus rapide que le compostage traditionnel.» 

Vente 

Au Québec, Elizabeth et Valérie sont des pionnières dans le compostage domestique. Elles ont d’ailleurs soigneusement fait des recherches pour découvrir ce qui se fait déjà à l’étranger en matière de compostage. 

«En fouillant sur Internet, nous avions vu qu’il y avait un genre de bac similaire qui se vendait en Asie, mais certains compartiments de ce bac sont faits en plastique et il faut les jeter deux fois par mois, ce qui est contre-productif selon nous, indique Valérie. Le but s’est d’aller vers du zéro déchet, alors il ne faut pas que la machine en soi en crée.» 

Le duo a ainsi voulu s’assurer que toutes les composantes du Tero respectent l’environnement. 

©Gracieuseté

Les créatrices du Tero estiment que la petite taille du produit est intéressante pour ceux et celles qui vivent en appartement.

©Gracieuseté

Le Tero peut contenir jusqu’à 5 litres de résidus alimentaires.

©Gracieuseté

Grâce à un système de broyage et de déshydratation, les aliments déposés dans le Tero sont réduits à l’état de poudre en moins de 24h.

À quel prix? 

Pour le moment, on ignore à quel prix le Tero sera vendu. «Ça va dépendre des frais de production, nous sommes en train de regarder ça avec les différents fournisseurs, précise Valérie Laliberté. Un Tero va être moins de 1000 $, c’est sûr, car on veut que ce soit accessible pour tous.» 

Des villes intéressées 

Les deux entrepreneures ont rapidement constaté l’intérêt que le Tero suscitait dans la population, alors que le produit final n’est pas encore en vente. «Nous avons déjà des investisseurs privés et des municipalités qui nous ont approchées, confie Valérie. Des petites villes seraient prêtes à acheter un Tero pour chaque maison, c’est fou! On travaille vraiment fort pour que le projet avance rapidement.» 

Kickstarter 

Elizabeth Coulombe et Valérie Laliberté espèrent pouvoir compléter le prototype final du Tero avant la fin de l’année afin de le présenter dans divers salons et expositions au Québec. Les entrepreneures prévoient également lancer une campagne de sociofinancement d’ici quelques mois sur la plateforme Kickstarter. 

Commentaires

10 mars 2019

Nathalie Lyrette

J'aimerais être mise au courant lorsque votre produit sera mis en vente ça m'intéresse beaucoup. Aussi je travaille comme dg pour une municipalité et ce serait très intéressant à distribuer à nos citoyens. Merci et bravo pour le concept !

12 mars 2019

Valérie Laliberté

Bonjour Nathalie, Si vous souhaitez être avisé de la pré-vente, assurez-vous de nous suivre sur notre page Facebook et d'inscrire votre adresse courriel sur notre site web ! https://www.facebook.com/teroproducts/ https://teroproducts.com/ Merci beaucoup ! Valérie

14 mars 2019

Nicole Beaudoin

Bravo les filles , vous êtes géniales .

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