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14 mars 2019

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

«Ce n’est pas ce qu’on souhaite, mais c’est arrivé» -Mario Racette

Accouchement à l’urgence de La Sarre

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©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Archives

Mario Racette, directeur adjoint aux programmes jeunesse au CISSSAT, a admis que la femme qui a accouché aux urgences de l’hôpital de La Sarre n’a sans doute pas vécu la plus belle expérience de sa vie. Cependant, aucune mesure ne semble être envisagée pour éviter que cela ne se reproduise.

Le directeur adjoint aux programmes jeunesse du CISSSAT, Mario Racette, a confirmé qu’un accouchement a bel et bien eu lieu à l’urgence de l’hôpital de La Sarre, même si ce n’est pas ce qui est souhaité par la direction. 

Selon M. Racette, l’accouchement à l’urgence de cette jeune maman serait le seul qui a eu lieu de cette façon depuis la fermeture du département d’obstétrique, laquelle remonte au 21 février. 

«Nous avons mis en place des trajectoires afin de diriger les femmes vers les autres hôpitaux de la région, a-t-il rappelé. Les derniers chiffres que j’ai reçus, sans être officiels, font état de huit femmes qui ont été transférées à Rouyn-Noranda et de trois qui l’ont été à Amos. L’obstétrique étant une science imprévisible, on ne peut pas exclure que des femmes en travail imminent doivent se présenter à l’urgence de La Sarre et y accoucher. Ce n’est pas ce que l’on souhaite, mais oui, c’est arrivé.»  

Mario Racette a admis que la nouvelle mère n’a probablement pas vécu la plus belle expérience d’accouchement. «J’imagine que le délai d’intervention a primé sur l’organisation de la pièce, a-t-il fait valoir lorsque la rédaction a fait part des conditions dans laquelle la femme avait été obligée d’accoucher. Nous aimerions que ce soit un beau moment pour tout le monde.» 

Appelé à commenter s’il y avait des changements dans les procédures mises en place pour éviter qu’une situation du genre ne se reproduise, M. Racette a tout simplement rappelé que, dans la mesure du possible, les femmes sont transférées à Amos et Rouyn-Noranda. De plus, si l’on se fie aux procédures actuelles, le fait que la femme se soit retrouvée aux urgences était tout à fait légitime. Il a également rappelé que des rencontres hebdomadaires de suivi ont lieu depuis le début de la rupture de services. 

«J’imagine que le délai d’intervention a primé sur l’organisation de la pièce» - Mario Racette 

Rupture en gynécologie 

Lorsque questionné sur le fait que ce soit l’urgentologue qui ait dû procéder à l’accouchement, Mario Racette a indiqué qu’il n’était pas en mesure de répondre si un gynécologue était disponible lors des événements. 

«Lorsque cela s’est produit, je crois que nous étions en rupture de gynécologue et qu’il n’y en avait pas sur place ou sur le territoire de La Sarre, a-t-il concédé. Il faudrait voir avec les médecins s’ils étaient en mesure de joindre facilement leur collègue en cas de besoin, car ce n’est pas mon secteur.» 

M. Racette a toutefois rappelé que l’urgentologue était formé pour faire face à toutes sortes de situations, dont les accouchements imminents. «Même sans rupture de service en obstétrique, c’est quand même une possibilité qu’il y ait des accouchements à l’urgence, a-t-il fait savoir. S’il n’y a que l’urgentologue présent sur les lieux, c’est lui qui doit procéder à l’accouchement.» 

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