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20 mars 2019

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Plusieurs cahots sur la route des mines

Si certaines sociétés ont le vent dans les voiles, ce n’est pas le cas pour tout le monde

©TC Media - Patrick Rodrigue

Les mines Beaufor (photo) et Bachelor ont interrompu leurs opérations en raison d’un manque de rentabilité pour la première et une restructuration économique chez son propriétaire pour la seconde.

L’annonce par Iamgold de la mise à pied de nombreux employés à la mine Westwood de Preissac n’est que le plus récent ajout à une liste de déboires miniers qui commence à compter plusieurs éléments.

Alors que des sociétés comme Agnico Eagle, Minière Osisko et Hecla Québec semblent avoir le vent dans les voiles en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec, la situation est beaucoup moins rose pour d’autres.

À Val-d’Or, depuis la mi-décembre 2018, les opérations à la mine Beaufor sont suspendues pour environ deux ans. La Corporation aurifère Monarques l’avait annoncé à la fin août, invoquant un manque de rentabilité trop important, imputable à des teneurs en or plus faibles que prévu, à la baisse du prix de l’or et aux difficultés à recruter du personnel qualifié.

Lorsque Monarques avait racheté les actifs de Mines Richmont, à l’automne 2017, la société avait pourtant assuré que Beaufor allait servir de base pour le développement de l’ensemble de ses activités en Abitibi-Témiscamingue.

Dents de scie pour Bonterra

Du côté de la Jamésie, Bonterra Resources a vécu une situation en dents de scie au cours des derniers mois. À la fin de septembre 2018, la société a acquis tous les actifs de Ressources Métanor, incluant la mine et l’usine Bachelor ainsi que les projets Barry et Moroy. Elle avait alors déclaré qu’elle allait miser sur Bachelor pour accélérer son développement dans le camp minier de Lebel-sur-Quévillon, incluant son projet Gladiator.

Or, quelques semaines plus tard, Bonterra a annoncé l’interruption temporaire des activités à l’usine Bachelor afin, avait-on précisé, d’en accroître la capacité de traitement. Puis, à la mi-janvier, environ 80 employés de la mine ont été mis à pied pour des raisons de restructuration économique.

Une question de financement

À Rouyn-Noranda, bien que son projet polymétallique Horne 5 offre un potentiel de calibre mondial, Ressources Falco peine à obtenir du financement pour le mener à bien. En 2018, la société junior a d’ailleurs dû restreindre plusieurs dépenses. Pour 2019, Falco se concentrera, justement, sur le financement de son projet. La possibilité de s’adjoindre un partenaire majeur n’est pas écartée, alors que Redevances aurifères Osisko, son principal actionnaire, lui a réitéré sa confiance envers Horne 5.

Pour sa part, Nemaska Lithium a annoncé, en février, qu’elle aurait besoin de 375 M $ supplémentaires pour compléter sa mine de lithium Whabouchi, un projet pour lequel elle avait déjà bouclé un financement de 1,1 milliard $. La chute des prix du lithium et des obligations contractuelles ne l’ont pas aidée non plus. Certains actionnaires ont commencé à taper du pied, évoquant même la possibilité d’intenter un recours collectif pour cause de mauvaise gestion.

Toujours en Jamésie, Diamants Stornoway, a dû composer, en 2018, avec une production de diamants plus faible que ce qui avait été planifié, combinée à une chute des prix des diamants sur le marché international. En octobre, après avoir déclaré que ses difficultés financières ne lui permettraient pas de remplir ses obligations jusqu’au 30 juin 2019, la société a obtenu d’Investissement Québec et du Fonds de solidarité FTQ un congé de paiement sur ses prêts jusqu’au 30 juin 2020. Stornoway leur devait alors environ 130 M $. Depuis l’annonce de cette marque de confiance, elle a entrepris plusieurs actions pour redresser ses finances.

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