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13 avril 2019

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

Elle veut tricoter 500 prothèses mammaires

Sandrine Rousseau

©Sophie Rouillard - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Sandrine Rousseau, instigatrice du projet «500 prothèses tricotées en 50 jours», pose avec l’un des prototypes de prothèses mammaires que les participants devront faire.

Sandrine Rousseau invite les tricoteuses de la région à prendre part à son grand projet qui vise à tricoter pas moins de 500 prothèses mammaires en 50 jours, soit du 22 avril au 11 juin, pour aider les femmes ayant subi une mastectomie après un cancer du sein, dans le cadre du programme Knitted Knockers.

«Je me réserve la possibilité de changer le défi pour 500 paires de prothèses si le taux de participation est intéressant», indique Sandrine Rousseau. 

L’idée de réunir des adeptes du tricot pour la cause du cancer du sein est venue à Mme Rousseau par l’entremise de l’organisme Com’Femme. La responsable, Réjeanne Magnan, l’a contactée pour lui demander d’ajouter son commerce, Les tricots de Sandrine, au registre des dépôts officiels pour les prothèses. C’est la Valdorienne qui a ensuite décidé de lancer un défi aux tricoteuses de l’Abitibi-Témiscamingue. 

«C'est tombé pile pour moi, car ça faisait un moment que je cherchais une façon de m’impliquer pour aider cette cause, raconte Sandrine Rousseau. Je n’ai pas été touchée personnellement par le cancer du sein, mais le cancer a touché ma vie, alors je voulais aider ces femmes.» 

Participation 

Pour parvenir à franchir son objectif, Sandrine Rousseau a besoin d’au moins 70 participantes par semaine. 

«Une fois que le patron est bien assimilé, une personne peut facilement tricoter une paire de prothèses en trois heures», explique-t-elle.  

Chaque participante doit se procurer une balle de coton mercerisé, au coût de 10 $, au commerce de Mme Rousseau. 

«J’ai baissé le prix à 8,69 $ (10 $ avec les taxes) au lieu de 13,80 $ pour que ce soit encore plus accessible à tous», précise-t-elle.  

La contribution monétaire des tricoteuses permettra donc de financer le coût des 500 prothèses, soit une valeur de 1250 $. 

De plus, pour ceux et celles ne sachant pas tricoter ou n’ayant pas le temps, il est possible d’offrir des dons permettant d’acheter des balles de fils de coton pour encourager les participantes au défi. 

Le défi se conclura le 11 juin, journée mondiale du tricot. 

Knitted Knockers

©Sophie Rouillard - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Avec une balle de fil de coton mercerisé, une participante peut tricoter deux paires de prothèses mammaires.

Knitted Knockers 

Le programme Knitted Knockers, chapeauté au Québec par l’organisme Com’Femme, offre la possibilité à des survivantes du cancer du sein de changer du modèle traditionnel de la prothèse mammaire, et ce, gratuitement. 

«D’habitude, c’est en gel ou en plastique, explique Sandrine Rousseau. Chez Knitted Knockers, on tricote des prothèses en coton, ce qui est très doux au contact de la peau. De plus, il n’y a pas de risque que le matériau blesse la femme, contrairement au plastique qui pourrait causer des petites coupures, par exemple, s’il se brise.» 

Au Québec, le mouvement est naissant. On ne compte que trois dépositaires, incluant Sandrine Rousseau. Dans la région, la Valdorienne possède la seule entreprise reliée au programme Knitted Knockers. 

«Une fois tricoté, les prothèses sont envoyées à Com’Femme qui se charge de les rembourrer, laver et de les envoyer gratuitement aux femmes qui en font la demande», explique Mme Rousseau. 

Les femmes désirant obtenir une ou plusieurs prothèses n’ont qu’à se rendre sur le site de Com’Femme et remplir le formulaire dans la section Knitted Knockers.  

Commentaires

17 avril 2019

Annie Aubut

Bonjour, je trouve cette démarche très honorable. J’aimerais participer à cette cause cependant je suis de Drummondville. Comment je pourrais contribuer en tricotant ces prothèses, est-ce que je peux avoir le modèle car je suis une tricoteuse aguerrie et comment vous faire parvenir celles-ci pour le rembourrage ?

17 avril 2019

Raymonde Trépanier

Je pourrais aussi participer à ce défi. Mais je ne suis pas de Val-d’Or. je me débrouille très bien avec les patrons. Fin mai j’ai un rendez-vous en médecine nucléaire. Je pourrais déposer mon œuvre. J’ai fu fil de coton blanc et écru dans mes réserves. J’ai déjà fait beaucoup de seins en laine pour un organisme qui aide les mamans lors de l’allaitement.

17 avril 2019

Sylvie Dionne

J’aimerais avoir plus d’informations svp! Merci !

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