Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualités

Retour

15 avril 2019

Marc-André Landry - malandry@lexismedia.ca

Le rêve de Paul Salois deviendra réalité

Le Polyscope rendra hommage aux bâtisseurs

Paul Salois

©Gracieuseté

Paul Salois, devant une version miniature de son Polyscope.

Lancé il y a près de 10 ans, le projet de Paul Salois d’un monument pour rendre hommage aux différentes nations qui ont contribué à bâtir Val-d’Or deviendra réalité cet été avec la mise en place de son œuvre, «Le Polyscope».

D’une dimension de 12 pieds par 12 pieds, cette sculpture monumentale prendra place devant le bâtiment abritant la MRC Vallée-de-l’Or sur la Place Hammond, dans Bourlamaque.

«On est dans le dernier droit et c’est enfin officiel que ça va se réaliser, se réjouit le sculpteur valdorien, rencontré au début avril. Les derniers détails ont été attachés avec la Ville de Val-d’Or et la MRC.»

Projet fastidieux

Le projet du Polyscope est né dans l’esprit de Paul Salois au fil de discussions avec des amis qui déploraient l’absence de monuments soulignant l’apport des 64 nations qui ont marqué l’histoire de Val-d’Or, notamment les Polonais, les Ukrainiens, les Russes et les Allemands.

En compagnie de partenaires de longue date, Georges Kocik, Henry Walosik et Peter Schoneich, Paul Salois a d’abord conçu un véritable projet de Parc des Nations dans Bourlamaque, dans lequel le Polyscope allait trôner comme pièce centrale.

Ce qui est devenu un projet phare pour Paul Salois se sera finalement avéré très fastidieux. «J’ai fait face à beaucoup d’adversité, mais je n’ai jamais lâché. On a beaucoup entendu que le projet était trop cher. Mais quand des portes se fermaient, d’autres s’ouvraient.»

Si les promoteurs ont dû faire leur deuil du projet de Parc des Nations, la participation financière de la famille d’Ebe Scherkus aura été l’élément déclencheur qui permettra au Polyscope de voir le jour.

«Nous avions l’intention d’approcher des anciens de Percival High School pour solliciter des dons privés. Finalement, quand Ebe Scherkus a vu le projet, il l’a acheté notre idée et il a décidé d’en faire un don à la communauté, d’une valeur de 160 000 $. Ç’a été le déclic final. Le projet n’aura pas l’ampleur qu’on avait imaginé au début, mais l’aménagement final sera très joli et ça permettra à l’œuvre de se réaliser dans un cadre très acceptable», souligne le sculpteur.

Grâce à cette participation financière du privé, le projet n’entraînera pas de dépenses directes pour la Ville de Val-d’Or. Qui plus est, la MRC de la Vallée-de-l’Or a convenu de fournir deux lampadaires pour éclairer l’œuvre et les quelque 460 pierres en ciment qui permettront de marcher vers le Polyscope et d’en faire le tour.

Enfin, Paul Salois est confiant d’avoir trouvé un commanditaire pour payer un portail inversé de 8 ou 14 pieds de hauteur qui ouvrira le site. «J’ai été agréablement surpris par la collaboration que j’ai obtenue pour finaliser les derniers détails», ajoute Paul Salois.

En fabrication

Quant à l’œuvre en tant que telle, elle est en processus de fabrication, dans l’atelier du Valdorien, à Inverness dans le Centre-du-Québec.

«Les trois têtes, des globes terrestres en bronze de 22 pouces chacun, sont déjà coulées. La roche au centre de l’oeuvre va entrer la semaine prochaine à l’Atelier du bronze pour les opérations de trempage. Les autres pièces de bronze sont en route et il restera à effectuer le travail de montage cet été sur le site, probablement au mois d’août», raconte l’artiste.

Le public peut participer

La population pourra participer concrètement à peaufiner le projet, en achetant l’un des 460 pierres aménagées sur le site, au coût de 180 $. À l’instar de ce qui s’est fait à la Place du centenaire, au Centre Bell de Montréal, il sera possible d’y faire graver le nom de sa famille et l’année de son arrivée.

«C’est un façon concrète de signifier la présence de sa famille dans l’histoire de Val-d’Or. On aimerait en vendre au moins 400, ce qui permettra de rehausser l’aménagement du site et peut-être d’y ajouter une clôture. C’est une façon de rendre les gens encore plus fiers de cette œuvre-là», mentionne Paul Salois.

Les gens qui désirent acheter l’une de ces pierres pourront le faire lors du prochain Salon Kinsmen, du 10 au 12 mai. Un kiosque présentant le projet y sera aménagé.

 

Polyscope

©Gracieuseté

Le projet prévoit aussi un portail inversé à l’entrée du site.

Salois

©Gracieuseté

Cette roche sera coulée en bronze au cours des prochains jours.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média