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30 avril 2019

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

Val-d’Or et Rouyn-Noranda préparent leur 13e Marche du rein

Marche du rein

©Sophie Rouillard - Le Citoyen Val d'Or - Amos

De gauche à droite : Dominic Richard, Maurice Veillet et Jonathan Mercier.

Afin d’amasser des fonds pour aider, notamment, à la recherche et au traitement contre des maladies rénales, la Fondation canadienne du rein prépare ses Marches du rein annuelles qui se tiendront à Val-d’Or, le 19 mai, et à Rouyn-Noranda le 25 mai.

La cause des maladies rénales a bien avancé depuis les dernières années selon Maurice Veillet, bénévole pour la Fondation et donneur. 

«Les techniques utilisées pour les greffes et les soins ont beaucoup évolué, souligne M. Veillet, qui a offert par le passé l’un de ses reins à son fils qui était gravement malade. Ça fait en sorte que le taux de réussite des opérations et des traitements est à la hausse.» 

À Val-d'Or, on estime que 150 personnes sont affectées par une maladie rénale à différents degrés de la maladie alors que, dans le secteur de Rouyn-Noranda, ce nombre est estimé à 165 cas. 

Vivre avec la maladie 

À Val-d’Or, la présidence d’honneur a été offerte à nouveau à Dominic Richard, qui a été atteint d’un carcinome papillaire de type 2 (un genre de tumeur) et dont la santé est stable depuis deux ans. 

«C’est difficile pour les gens autour de nous, surtout les enfants, raconte M. Richard, dont la tumeur a été diagnostiquée et traitée il y a quatre ans. J’ai quatre enfants et, lorsque j’ai des rendez-vous à Montréal, même mes deux plus jeunes s’inquiètent et m’appellent en pleurant. C’est dur de les voir comme ça.» 

Désormais guéri grâce à une opération qui visait à retirer les parties atteintes de ses reins, Dominic Richard peut être rassuré pour son avenir et celui de ses enfants, bien qu’il doive continuer à surveiller sa santé. 

«Je peux encore faire des activités avec eux, mais je dois bien choisir quoi et quand, confie M. Richard. Par exemple, après une semaine à travailler de nuit, je me sens comme un lendemain de veille. Je dois prendre le temps de m’arrêter pour récupérer.» 

La Marche du rein à Val-d’Or se tiendra le 19 mai prochain à la Forêt récréative et l’objectif de cette année est fixé à 20 000 $. 

Voir la maladie 

Du côté de Rouyn-Noranda, Jonathan Mercier a accepté la présidence de la Marche du rein. Son père doit recevoir des traitements de dialyse trois fois par semaine. 

«Voir les patients recevoir la dialyse, ça donne un choc les premières fois, confie M. Mercier. D’avoir vu mon père dans cet état, surtout au début, ça te donne un bon wake up call.»  

Pour Jonathan Mercier, voir son père souffrir lui a donné l’envie de miser sur la prévention des maladies rénales pour éviter que d’autres personnes vivent ce genre de situations. 

«Je veux vraiment miser là-dessus pour la Marche, car les gens ne pensent pas toujours à faire les bons choix pour leur santé, croit M. Mercier. Même moi, avant, je n’étais pas nécessairement un modèle au niveau de mon alimentation.» 

La Marche du rein de Rouyn-Noranda aura lieu le 25 mai prochain à la Place de la Citoyenneté et de la Coopération avec un objectif de 15 000 $. 

Pour s’inscrire, rendez-vous au http://www.marchedurein.ca/. Il n’y a pas de frais d’inscription, les participants sont plutôt encouragés à récolter des dons pour la cause. 

Doit-on rendre le don d’organes obligatoire? 

Par ailleurs, les deux porte-paroles et Maurice Veillet sont mitigés par rapport à la possibilité de rendre le don d’organes automatique ou obligatoire. 

Dans certaines régions du monde (et même au Canada), il faut signer pour refuser que ses organes soient prélevés après le décès, contrairement au Québec, où c’est l’inverse. 

«Avant, je pensais qu’il fallait rendre ça obligatoire ou qu’on soit automatiquement un donneur à moins d’un avis contraire, souligne Maurice Veillet. Toutefois, j’ai eu l’occasion d’assister à la conférence d’un médecin qui est allé en Nouvelle-Zélande, où il faut signer si l’on ne veut pas être un donneur, et mon avis a changé.» 

«Ce qu’ils ont constaté, c’est que ça n’augmente pas le nombre de donneurs, car beaucoup de personnes sont allées signer un refus de dons simplement par réaction à l’obligation d’être un donneur. De plus, ce médecin s’est rendu compte que certains établissements ne sont pas en mesure de prélever les organes.» 

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