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02 mai 2019

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Nyrstar sur le point de disparaître

On ne sait pas encore quelle incidence cela aura sur la mine Langlois de Quévillon

PR-NyrstarTrafigura

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Patrick Rodrigue

Traînant une dette colossale, Nyrstar a vu sa valeur boursière chuter de 91 % en l’espace d’un an. Sur la photo, la mine de zinc Langlois à Lebel-sur-Quévillon.

Après être passée dans le giron de Nyrstar à l’été 2011 lorsque la société belge a acquis les actifs de Ressources Breakwater, la mine de zinc Langlois, à l’est de Lebel-sur-Quévillon, deviendra sous peu la propriété de la société privée suisse Trafigura. 

Enregistrée légalement à Singapour, mais avec son siège social à Genève en Suisse, Trafigura est le plus important négociant en métaux usuels de la planète et le deuxième en ce qui a trait au pétrole. 

Déjà actionnaire majoritaire de Nyrstar avec 24,4 % de ses actions, Trafigura est aussi le client et le fournisseur le plus important de celle-ci. Il y a quelques semaines, la société privée suisse s’est portée au secours de Nyrstar afin de lui éviter la faillite. Nyrstar traîne en effet une dette colossale de plus de 1,5 milliard d’euros (2,27 milliards $ canadiens). 

Trafigura actionnaire presque unique 

L’accord de restructuration de la dette signé entre Nyrstar, ses banques et ses créanciers obligataires prévoit un plan de recapitalisation complexe au terme duquel Trafigura détiendrait 98 % d’une nouvelle société qui regrouperait toutes les activités opérationnelles de Nyrstar. Cela comprend la mine Langlois. Cependant, impossible de savoir à l’heure actuelle ce qu’il adviendra de la mine de Lebel-sur-Quévillon. 

Ce plan signifie également qu’à peu près tous les actionnaires actuels de Nyrstar seraient écrasés par le poids de Trafigura. La société privée suisse a d’ailleurs la meilleure main dans ce jeu complexe. 

Nyrstar doit en effet rembourser en septembre un emprunt obligataire de 350 millions d’euros, soit environ 526,7 millions $ canadiens. La tâche sera impossible pour elle sans argent frais. Or, Trafigura possède ces fonds. À la mi-avril, elle s’est ainsi engagée, à mettre en place un nouveau financement provisoire de 250 millions d’euros (environ 376,2 millions $ canadiens) pour renforcer les liquidités de Nyrstar. 

Accord de 75 % des créanciers 

Les créanciers de Nyrstar devront donner leur feu vert dans une proportion d’au moins 75 % pour que la transaction soit conclue, l’accord des actionnaires n’étant pas requis. Selon les tendances observées au début de mai, à quelques jours de l’échéance, tout portait à croire que ce serait le cas. 

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