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08 juin 2019

Camille Lalancette - clalancette@lexismedia.ca

Alexandre Alain et Sophie Leclerc, des exemples de détermination scolaire

CL-École adulte

©Photo gracieuseté/École Élizabeth-Bruyère - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Sophie s’est inscrite au cégep en technique d’éducation spécialisée. Le DEP que fera Alexandre l’année prochaine lui fournira une équivalence pour obtenir son diplôme d’études secondaires.

Le retour aux études d’Alexandre Alain et de Sophie Leclerc a été bien plus qu’une occasion pour eux de compléter leur parcours scolaire. L’expérience leur a permis de se redécouvrir.

«Apprend à t’aimer toi, parce que dans la vie, tout commence par l’amour de soi. Une fois que tu t’aimes, rien ne va t’empêcher de faire ce que tu veux accomplir»  - Alexandre Alain 

Âgés respectivement de 28 et 24 ans, ils ont passé au travers de plusieurs étapes avant de devenir finissants du Centre Élisabeth-Bruyère, l’école de formation aux adultes de Rouyn-Noranda. 

Les deux jeunes adultes ont décroché du secondaire pour une raison particulière: ils ne voyaient pas l’intérêt d’apprendre ce qui leur était enseigné. 

Perdu

«À cette époque-là, j’étais perdu: je ne savais pas qui j’étais ni pourquoi j'allais à l’école. Tu arrives, tu me donnes un paquet de travaux à faire, je ne sais même pas ce que je veux faire dans ma vie, je ne sais même pas qui je suis. Alors, je ne comprenais pas pourquoi je faisais ça. J’étais là juste pour mes parents. Un moment donné, j’ai juste décidé d’aller prendre de l’expérience et d’aller travailler», a raconté Alexandre. 

Il a ainsi alterné le marché du travail avec de courts passages au Centre Élisabeth-Bruyère pendant 11 ans avant de décider de s’investir et de terminer son diplôme d’études secondaires. 

«Après 18 jobs, je me suis dit qu’il fallait que je me case un moment donné, a-t-il lancé. Essayer plein de jobs que je n’aimais pas, ç’a été l’élément déclencheur pour décider d’être plus que je que je faisais.» 

Découragement 

Le parcours scolaire et professionnel de Sophie l’a découragée des bancs d’école. Elle ne reste pas dans la même école primaire plus de deux ans et au secondaire elle, est désintéressée. «C’était la crise d’adolescence qui embarquait», a-t-elle mentionné. À 18 ans, elle essaie d’aller à l’école des adultes de Gatineau, sans succès. 

À son retour à Rouyn-Noranda, Sophie décroche un emploi, mais son tempérament jovial et sympathique auprès des clients lui nuit dans ses tâches. Elle perd alors son emploi. C’est à ce moment qu’elle décide de retourner à l’école. 

«En 2016, je me suis inscrite ici [au Centre Élisabeth-Bruyère]. J’étais bien contente. Je savais que pour avoir une belle qualité de vie, il me fallait un diplôme», a précisé celle qui amorcera sous peu une technique en éducation spécialisée. 

Apprendre à s’apprivoiser 

«Je dis que j’ai connu une panoplie d’échecs, mais je pense que c’est surtout cette expérience-là qui m’a aidé à bâtir la personne que je suis aujourd’hui», a souligné Alexandre, qui se destine au diplôme études professionnelles en électromécanique de systèmes automatisés. 

Pour sa part, Sophie a été diagnostiquée d’un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité. «La médication a changé ma vie. Je pouvais enfin rester concentrée sur mes tâches. Je n’étais plus obsédée d’aller parler avec quelqu’un d’autre», a expliqué la jeune femme, qui a développé des trucs pour améliorer son apprentissage. 

L’importance de l’ambiance 

Les deux jeunes ont rappelé à plusieurs reprises que l’ambiance de la classe avait également été profitable à leur réussite. 

«Les réussites d’Alexandre sont aussi les miennes. Il y avait un esprit rassembleur derrière chacun de nous. Quand je réussissais, ma classe aussi était fière de moi», a signalé Sophie. «Même si c’est dur pour toi, pour elle, pour lui, c’est dur pour tout le monde, mais on est capable de réussir, a-t-elle enchaîné. De voir que ça été dur pour toi et que tu as réussi, ça montre à l’autre que ça va être aussi dur, mais qu’il peut y arriver.» 

«Durant mes 11 ans ici, c’était comme un abonnement de gym, a illustré Alexandre. J’y allais deux semaines, puis on ne me voyait plus. J’ai quand même fait 27 inscriptions ici. J’ai vraiment vu une différence au niveau de l’ambiance de l’école depuis que j’ai 16 ans jusqu’à aujourd’hui. Il y avait vraiment un esprit de camaraderie cette année. C’est incroyable à quel point ça aide à avancer.» 

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