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08 juin 2019

Camille Lalancette - clalancette@lexismedia.ca

La vie d’un propriétaire de taureaux de rodéo

CL-Éleveur taureau

©Photo Botts-Watson Photography - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Éleveur de taureaux de rodéo, Wayne Chaussé peut parcourir de 8000 à 10 000 kilomètres chaque année à partir de son établissement en Alberta.

Wayne Chaussé est propriétaire de la ferme Chaussé Bucking Bulls à Seba Beach en Alberta. Durant l’été, il sillonne le pays avec ses animaux, où il est mandaté pour des rodéos. C’est ce qui l’a conduit à celui de La Sarre, durant la fin de semaine du 7 au 9 juin.

Venu au Rodéo de La Sarre avec 21 animaux qui sont âgés de 3 à 6 ans, M. Chaussé, originaire de Mascouche, est établi en Alberta depuis 30 ans. Il travaille sur sa ferme en compagnie de son frère.

«J’ai calculé que je parcourais entre 8000 et 10 000 kilomètres chaque été. C’est sans compter la route que je fais pour partir de l’Alberta jusqu’au Québec», explique Wayne Chaussé. 

Plusieurs arrêts sont faits afin d’éviter les trop longs trajets aux taureaux. Les animaux perdent du poids durant la route. «Je pense qu’il y a toujours une crainte. On vient de faire 14 heures de route pour se rendre à La Sarre», confie-t-il. 

 

«C’est moi qui checke s’ils sont en santé, s’ils ont mal. Si c’est le cas, on ne les sort pas le soir. On va les soigner pour que ça aille mieux»  - Wayne Chaussé 

CL-Éleveur taureaux

©Camille Lalancette - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Les animaux se reposent toute la journée avant d’entrer dans l’arène.

Le bien-être animal 

Principe incontestable quand il s’agit d’êtres vivants, le bien-être animal est strictement respecté. «C’est moi qui checke s’ils sont en santé, s’ils ont mal. Si c’est le cas, on ne les sort pas le soir. On va les soigner pour que ça aille mieux», assure celui qui s’occupe de nourrir les animaux chaque jour. 

Pour M. Chaussé, ses taureaux sont plus que de simples animaux. «Il y en a qui ont plus de caractère. C’est ça qui est le fun dans ça. C’est que tous les taureaux, à vue d’œil comme ça, il n’y a peut-être personne qui voit ça, mais nous, comme éleveurs, on sait qu’ils ont tous leur petit caractère. Il y en a qui sont haïssables, toujours en train de faire du trouble, toujours en train de se battre avec un autre bœuf. Et il y en a qui sont tranquilles et qui veulent juste manger et performer», précise l’éleveur albertain. 

Le dressage 

Le dressage d’animaux de rodéo se fait quand les taureaux sont âgés de deux ans. «On met une boîte sur le dos des taureaux. C’est une boîte à télécommande, alors quand on trouve que le mouvement est bon, on la fait tomber. Les mouvements qu’on recherche, ce sont des ruées hautes et des cercles serrés, plus d’action et de force. Souvent, quand on commence, le taureau ne fait pas grand-chose de bon. Quand il fait de quoi de bon, on enlève la boîte. Ça le récompense», explique Wayne Chaussé. 

«Ça prend des étapes. Après que les taureaux aient été à ce rodéo-là. Ils vont aller à des rodéos qui montrent un calibre plus haut. Si on compare au hockey, il y a le midget, le junior, le senior et la ligue nationale. Quand ils sont bons, on va les envoyer vers la ligue nationale», compare-t-il en jetant un regard à son taureau 501, qui est, à son avis, un espoir de bon taureau de rodéo d’envergure. 

La montée d’adrénaline du taureau 

Quand un animal entre dans l’arène, il est dressé pour ruer. «Il fait sa job, soutient M. Chaussé. Il y a des taureaux qui vont être plus méchants que d’autres et certains qui ne sont pas méchants du tout. Il y en a que tu peux flatter. C’est comme une personne: il y en a qui sont plus agressifs que d’autres.» 

Certaines rumeurs dans le monde du rodéo mentionnent que pour rendre l’animal plus agressif, l’éleveur place une sangle serrée autour des parties génitales. «La sangle n’est même pas placée autour des testicules, dément le propriétaire. Il y a des photos qui montrent très bien où la sangle est placée. Puis, qui va aller attacher ça là? Si quelqu’un est capable de le faire, qu’il vienne», lance-t-il en expliquant que c'est quasiment impossible à faire d'où l'accès limité. 

CL-Éleveur taureau

©Camille Lalancette - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Les animaux du Rodéo de La Sarre.

Wayne Chaussé ajoute que les animaux valent cher et qu’il n’aurait pas intérêt à les faire trop travailler. «Ça peut aller entre 2 500 $ et 500 000 $. À 50 000-60 000 $ américains, c’est un pas mal bon taureau. Ça peut aller à 100 000-150 000 $», mentionne-t-il en précisant que les animaux ne sont rentables que durant les mois d’été. 

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