Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Communauté

Retour

25 juin 2019

Camille Lalancette - clalancette@lexismedia.ca

Être anglophone en Abitibi-Témiscamingue

CL-Neighbours

©Camille Lalancette - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Sharleen Sullivan et Nathalie Chevrier se définissent toutes deux comme Québécoises à part entière, tout en affichant la langue anglaise comme caractéristique essentielle.

L’Abitibi-Témiscamingue compte 3,6 % d’anglophones sur la population totale de la région. L’organisme Neighbours Regional Association of Abitibi-Témiscamingue est un organisme qui permet à ces personnes de de briser leur isolement linguistique.

Les données tirées du recensement de 2016 montrent aussi que près d’une personne sur cinq (17 %) dans la communauté anglophone de la région serait unilingue. Selon Neighbours, il s’agirait principalement de personnes âgées de 70 ans et plus. Les autres seraient bilingues, mais s’exprimeraient plus facilement en anglais. 

D’abord un lieu de rencontre et d’échange 

Basée sur l’avenue Murdoch à Rouyn-Noranda, Neighbours vient en aide aux anglophones de toute la région, dont 1555 vivent dans la MRC de la Vallée-de-l’Or, 2345 au Témiscamingue, 1110 à Rouyn-Noranda, 295 dans la MRC d’Abitibi et 180 en Abitibi-Ouest. 

La directrice générale de l’organisme, Sharleen Sullivan, explique que sa mission consiste à permettre aux anglophones d’avoir un lieu de rencontre pour communiquer dans leur langue maternelle. «On a tout pour la qualité de vie à Rouyn-Noranda: accès aux services, accès aux activités. On n’essaie pas d’aller chercher de nouveaux droits, on essaie de garder ceux qu’on a déjà», explique-t-elle. 

Le français reste un aspect important pour cette communauté. «Pas le choix, si tu veux travailler, ça prend le français ici. On veut juste que le vendredi soir, si notre communauté veut penser et parler en anglais, qu'elle ait un endroit pour le faire», souligne Mme Sullivan. 

Neighbours Regional Association propose plusieurs activités pour ses 350 membres: cours de yoga, ateliers culinaires, soirées jeux vidéo, soirées films, activités de discussions, cours de photographie, etc. À cela s’ajoute le Camp Fire Club pour les jeunes de 5 à 10 ans, auquel les francophones peuvent s’inscrire. Le local de Neighbours est situé sur l’avenue Murdoch.  

«Moi j’ai the opportunity to live everywhere in the world, puis j’ai choisi ici. En étant bilingue comme je le suis, je peux travailler n’importe où.» - Sharleen Sullivan

CL-Neighbours

©Camille Lalancette - Le Citoyen Val d'Or - Amos

La bibliothèque au sous-sol des locaux de Neighbours propose une grande variété de livres en anglais et offre un espace de travail agréable à ses usagers.

Sentiment d’appartenance 

La coordonnatrice en santé de Neighbours, Nathalie Chevrier, et Sharleen Sullivan sont toutes deux bilingues et nées à Rouyn-Noranda. L’anglais est pour eux une caractéristique essentielle, tout en se définissant Québécoises. 

«On est Québécois, born and raise», lance Nathalie Chevrier. «On est des Québécois, alors c’est notre culture!», s’exclame Mme Sullivan. «Moi, j’ai the opportunity to live everywhere in the world, mais j’ai choisi ici. En étant bilingue comme je le suis, je peux travailler n’importe où», explique celle qui ne se verrait pas vivre ailleurs qu’au Québec. 

Expansion du réseau 

Un service d’agent de liaison en langue anglaise est maintenant offert au CISSSAT de Rouyn-Noranda et un poste similaire est ouvert du côté de Val-d’Or. Mme Sullivan espère recruter un agent de liaison et un coordonnateur en santé pour servir en anglais la population de la MRC de la Vallée-de-l’Or qui nécessite des soins hospitaliers. 

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média