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26 juin 2019

Camille Lalancette - clalancette@lexismedia.ca

L’Appui donne 455 000 $ aux organismes pour proches aidants

CL-Proches aidants

©Camille Lalancette - Le Citoyen Val d'Or - Amos

La directrice générale de l’Appui des proches aidants d’aînés de l’Abitibi-Témiscamingue, Marie-Claude Lacombe.

L’Appui pour les proches aidants d’aînés de l’Abitibi-Témiscamingue remettra 455 000 $ à 13 organismes qui offrent un soutien aux proches aidants au cours de 2019-2020. 

La directrice générale de l’organisme, Marie-Claude Lacombe, en a fait l’annonce le 25 juin à Rouyn-Noranda. Elle estime que ces sommes sont importantes pour offrir un bien-être aux proches aidants. Dans la région, ce rôle est occupé à 76 % par des femmes, tandis qu’environ un proche aidant sur trois (30 %) occupe aussi un emploi à temps plein. 

«Une des façons de soutenir les proches aidants, c’est d’offrir du répit à domicile. Ça peut aller d'un intervenant social dans un organisme pour avoir du réconfort, du répit, des moyens pour prendre soin de soi. C'est le genre de services que nous finançons», souligne Mme Lacombe. 

Services essentiels 

La présidente de l’Appui, Suzie Domingue, avoue que les services que les organismes lui ont offerts lui ont permis de souffler un peu durant les derniers moments avec sa mère. 

«Ma mère a eu de l’aide concernant les services d’entretien ménager. Ça aidait beaucoup. Comme présidente de l'Appui, je m’aperçois que ce qui manque, c’est principalement du répit. Ma sœur travaillait, je ne travaillais pas, mais j’étais souvent occupée ailleurs. C’est du répit, mais pas du répit régulier, pas du 8 à 4. C’est un répit qui peut être de jour, de soir, de fin de semaine et ça, ça n’existait pas», confie-t-elle, en précisant que c’est un organisme en économie sociale qui a pu leur offrir le service d’entretien ménager. 

Des activités pour se libérer 

Luc Deslauriers, intervenant psychosocial de l’Association des aidants naturels de Val-d’Or, explique que la création d’activités pour proches aidants a son côté libérateur. 

«Nous avons un café-rencontre qui permet aux aidants naturels de se rassembler. Ils partagent des vécus communs. Ils peuvent partager des émotions, des inquiétudes. On a également mis sur pied un programme de six ateliers d’écriture. Ça s’appelle ʺécrire son cheminʺ. L’objectif consiste à permettre aux gens de réfléchir sur leur situation par l’écriture. L’écriture peut libérer», explique-t-il. 

L’importance de prendre des pauses 

Mme Domingue renchérit sur le fait qu’un proche aidant doit prendre des pauses. «On n’est pas des superwomen ni des supermen. On est des personnes avec toute la meilleure volonté du monde. Si on veut éviter l’épuisement, si on veut continuer, comme proche aidant, à donner des services à notre parent, il faut vraiment se servir des organismes parce que sinon, on ne pourra pas continuer», conclut-elle. 

L’Appui a offert plus de 15 000 heures de service en répit et 6694 heures en soutien psychosocial. L’organisme célèbre ses huit années d’existence et compte des donations aux organismes de 1 775 800 $.

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