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27 juin 2019

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Lamaque, une nouvelle mine de 900 000 onces d’or!

Mine Lamaque

©Photo L'Éclat/Le Citoyen - Dominic Chamberland

De gauche à droite, croqués sur le site de la mine: Sylvain Lehoux, directeur général de la mine Lamaque, Jonatan Julien, ministre des Ressources naturelles, George Burns, PDG d’Eldorado Gold, Pierre Dufour, ministre responsable de l’Abitibi-Témiscamingue, Marie-Ève Proulx, ministre du Développement économique régional, et Pierre Corbeil, maire de Val-d’Or.

Journée historique pour Val-d’Or, l’Abitibi et la minière Eldorado Gold, le 26 juin, alors qu’on procédait en grandes pompes, en présence de gros bonnets et de trois ministres, à l’inauguration officielle de la nouvelle mine Lamaque.

Entrée en production commerciale le 31 mars dernier, soit entre huit et neuf ans après la découverte du gisement (ce qui est assez rapide), la nouvelle mine Lamaque, proclamée Entreprise de l’année au dernier gala de la Chambre de commerce de Val-d’Or, compte actuellement quelque 340 employés (plus de 400 en incluant les contracteurs), traite une masse salariale d’environ 60 millions $ et estime miser sur des réserves approchant les 900 000 onces d’or dans le gisement Triangle.

«C’est un beau moment et une belle fébrilité pour nous tous, a lancé le directeur général de la mine, Sylvain Lehoux. L’entrée en production commerciale est l’accomplissement de plusieurs années de travaux et de beaucoup d’ajustements pour respecter des échéanciers serrés, au-delà de ce qui était planifié. Cet exploit, on le doit à nos employés, des gens avec une attitude positive, à nos entrepreneurs et à nos partenaires locaux qui ont cru au projet dès le début. Lamaque, c’est un projet d’équipe qui mise sur l’humain, la sécurité et les bonnes pratiques environnementales», a-t-il mentionné en soulignant l’apport du comité de suivi, «qui nous pose de bonnes questions pour nous faire évoluer».

«Le point culminant»

Venu de Vancouver pour l’occasion, George Burns, PDG d’Eldorado Gold (la compagnie propriétaire de la mine Lamaque), a exprimé que cette inauguration se voulait une étape importante et une source de grande fierté pour la société qu’il dirige.

«C’est le point culminant de plusieurs années de travail d’une équipe dédiée qui a fait avancer en toute sécurité les travaux d’exploration ainsi que le développement sous terre, en plus de remettre à neuf l’ancienne usine Sigma afin qu’elle soit conforme aux standards d’aujourd’hui, a-t-il signalé. Nous avons jusqu’à maintenant injecté environ 289 millions $ dans l’économie locale et redonné près de 600 000 $ à la communauté depuis 2017. Un grand jour pour une grande équipe dont nous sommes fiers. Le futur est très prometteur ici», a raconté M. Burns.

Une plus longue vie que prévu?

Résurrection de l’ancienne mine Lamaque née en 1934, la nouvelle mine Lamaque est à peine inaugurée qu’on parle déjà de prolonger sa durée de vie au-delà des sept ans prévus.

«Il y a un potentiel d’extension, les résultats sont vraiment intéressants à date et nous continuons les opérations de forage. On travaille très fort pour allonger la vie de la mine», a indiqué Sylvain Lehoux.

En effet, plus de 37 000 mètres de forage d’exploration sont prévus en 2019 à plusieurs autres cibles situées dans la zone du projet Lamaque. «Nous allons explorer en plus profond (que les opérations d’exploitation actuelles) dans l’espoir de donner une plus-value à la mine», a signifié M. Lehoux.

Aide de Québec pour une innovation

Jonatan Julien, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, avait un petit cadeau dans sa poche pour la mine Lamaque le jour de son inauguration officielle : une aide financière de 600 000 $ concernant une nouvelle méthode de minage dans les gisements de faible pendage.

Venant du Programme d’appui à la recherche et à l’innovation du domaine minier (le PARIDM), cette contribution de Québec, explique-t-on dans un communiqué du Ministère, permettra à Lamaque d’accorder un contrat de recherche à l’école Polytechnique pour évaluer les risques liés à la sécurité au travail et à l’efficacité d’une méthode spécifique de minage mécanisée mise au point par Minrail, une jeune entreprise de Val-d’Or.

Cette nouvelle méthode, le cas échéant, pourrait permettre d’exploiter le minerai de façon sécuritaire dans de nouvelles sections de la mine. «Nous croyons que le développement responsable de nos ressources minérales, tant au plan humain qu’environnemental, est au cœur d’une prospérité durable pour le Québec. Et la mine Lamaque est en un bel exemple», a mentionné le ministre Julien.

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