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08 juillet 2019

Camille Lalancette - clalancette@lexismedia.ca

150 manifestants pour la protection de l’Harricana

CL-Manifestation haricanna

©Camille Lalancette - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Les manifestants ont décoré leurs embarcations afin de démontrer leur désaccord au projet de la compagnie Gazoduq Inc.

150 manifestants dispersés dans près de 100 embarcations ont pagayé sur la rivière Harricana, le dimanche 7 juillet, pour protéger le cours d’eau du passage d’un gazoduc de la compagnie Gazoduq Inc. 

Le cofondateur du collectif Gazoduq, parlons-en, Rodrigue Turgeon, a déployé plusieurs ressources pour permettre aux manifestants d’effectuer le trajet maritime qui prenait son départ à la marina d’Amos pour accoster au quai de Saint-Maurice-de-Dalquier près du pont couvert. «En près de trois semaines, on a réussi à rejoindre 150 personnes de partout au Québec. La relation avec les Autochtones, les Anishnabe, est extraordinaire. La diversité au sein de la population, la volonté de participer aux activités rassembleuse est extraordinaire. On sent que ces projets vont unir la population s’oppose à ce type de projet. J’ai été ému toute la journée», a-t-il expliqué. 

CL-Manifestation haricanna

©Camille Lalancette - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Le co-fondateur du collectif Gazoduc, parlons-en Rodrigue Turgeon.

M. Turgeon a souligné la présence de l’avocate spécialisée en droit de l’environnement, Karine Péloffy. Elle a notamment travaillé sur le projet de loi C-69 du gouvernement fédéral qui formulait la nouvelle procédure d’évaluation environnementale des oléoducs. Les communautés Anishnabe de Pikogan, Kitcisakik et Winneway avaient toutes des représentants qui ont participé à la manifestation. Les collectifs La planète s’invite à l’Université de Montréal, la Coalition Fjord du Saguenay, la Fondation Coule pas chez nous, le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ), Équiterre et les députées du parti Québec solidaire Manon Massé et Emilise Lessard-Therrien étaient tous rassemblés sous le même objectif : démontrer leur refus au projet gazoduc en territoire témiscabitien. 

La compagnie Abitibi & Co ont montré leur soutien en prêtant des canots aux manifestants. La polyvalente La Forêt a aussi contribué à l’évènement. 

M. Turgeon a déploré que les députés locaux, Suzanne Blais et Pierre Dufour ne se soient pas déplacés. 

CL-Manifestation haricanna

©Camille Lalancette - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Les collectifs avaient apporté des affiches scandant leur slogan.

CL-Manifestation haricanna

©Camille Lalancette - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Les députées de Québec solidaire Manon Massé et Émilise Lessard-Therrien.

Du poids à l’Assemblée 

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Terrien soutient sa position. «On va toujours être derrière ces gens-là pour les appuyer, pour être présent à leur évènement et pour porter leur message jusqu’à l’Assemblée nationale. Pour moi, c’est fort de dire que la population est si prompte à réagir. C’est que ça ne peut pas aller de l’avant, c’est officiel», dit-elle. 

La co-porte-parole de Québec Solidaire, Manon Massé, souhaite utiliser sa position politique pour éduquer la population sur les enjeux liés au projet de gazoduc. «Maintenant, il faut que les gens saisissent que le gaz naturel, ce n’est pas une énergie de transition», a-t-elle ajouté. 

CL-Manifestation haricanna

©Camille Lalancette - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Isabelle Mapachee vend des chandails qui proposent de préserver la nature pour le bien-être des générations futures. Une idée qu’elle et une amie ont eu à l’annonce de projets qui détruiraient l’environnement.

La nature a parlé 

Isabelle Mapachee a constaté un retour progressif des pygargues à tête blanche dans la région. Au cours la journée, les canoéistes en ont aperçu au-dessus de la rivière. «De voir les aigles, c’était quelque chose aujourd’hui. Ça représente beaucoup pour nous. Ce sont les messagers entre le créateur et nous, ils amènent nos prières. De voir la présence des aigles aujourd’hui, c’était significatif au niveau spirituel. Plus profond que de juste agir, a-t-elle souligné. La rivière, c’est très représentatif pour nous autres. Ç’a été la voie navigable, la voie principale pour nos ancêtres. Puis, encore aujourd’hui, on l’utilise pour se déplacer sur le territoire de trappe et de chasse. Je me dis s’il y a des gros risques de pollutions ou de contamination, ça me touche beaucoup.» 

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