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09 juillet 2019

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

Une première récolte de compost faste pour la MRC Abitibi

Un total de 88 tonnes amassées

Compostage bac brun Amos

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

La première récolte du bac brun dans la MRC Abitibi est encourageante pour la suite des choses.

ENVIRONNEMENT - À peine six semaines après avoir instauré le bac brun dans 12 de ses 19 municipalités, la MRC Abitibi a connu un premier mois d’opération des plus fructueux alors que 88 tonnes de déchets compostables ont été récoltées.

Lors du lancement du programme, la MRC visait une récolte de 100 tonnes par mois, ce qui constitue un excellent départ selon le préfet, Sébastien D’Astous. 

Si la venue de la collecte des résidus organiques a été plus difficile dans certaines régions du Québec, ce dernier constate que la population de la MRC Abitibi s’est très bien adaptée à ce changement. 

«Les gens ont été très bien préparés et il y a eu beaucoup de communication. On a donné l’information tout au long de la construction de la nouvelle plate-forme. Je dirais aussi que la population était déjà habituée et a vécu le changement de culture lorsque le recyclage est arrivé en plus de faire du compost à la maison. C’est ce qui explique pourquoi le compostage est moins mystérieux et beaucoup plus accepté», a expliqué celui qui occupe aussi la fonction de maire d’Amos.  

Limiter la contamination 

Même s’il concède que le processus va bon train, le préfet d’Astous estime qu’il y a des ajustements à faire pour éviter une détérioration de la qualité du produit final.  

«S’il y a du verre ou des choses qui peuvent blesser les citoyens en répandant le tout sur leur pelouse, on ne veut pas aller là. On risque d’avoir un peu plus de contamination au début, mais ça va s’améliorer avec les mois et les années», a précisé M. D’Astous. 

Dépendamment de la qualité de la récolte, le compost aura des fonctions quelque peu différentes. Toutefois, le préfet assure que le tout sera retourné à la population ou utilisé pour compléter des travaux municipaux, quitte à fermer certaines cellules au site d’enfouissement. 

Rythme changeant 

Même si le début semble prometteur, il demeure toutefois possible que le total mensuel change selon les périodes de l’année. Les gens impliqués dans le dossier se donnent une première année complète pour faire une analyse complète de la situation.  

La période de jardinage au printemps et celle du ramassage des feuilles mortes à l’automne peuvent constituer des moments plus fructueux pour ensuite diminuer au courant de l’hiver. 

«Quand on aura un portrait sur 12 mois d’opération, on pourra commencer à faire des projections», a nuancé le premier magistrat d’Amos. 

Néanmoins, il croit que les installations seront capables de transformer un gros volume de déchets dans les périodes plus achalandées  

«Les matières qui vont à la plate-forme de compostage ne vont pas au site d’enfouissement. Ce sont à peu près les mêmes manipulations, mais la différence est qu’une plate-forme de compostage peut être réutilisable, donc c’est du développement durable. Tandis que l’autre doit être capé, revitalisé et revégété quand elle est pleine et il faut en ouvrir une autre. C’est moins dispendieux en frais d’opération», a ajouté le préfet de la MRC Abitibi.

Commentaires

10 juillet 2019

M Richard

Pendant ce temps, la MRC de la Vallée de l’Or dort au gaz !!!

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