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10 juillet 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Un nouveau toit pour le Centre Ressources Femmes

Centre femmes amos

©Martin Guindon - Le Citoyen Val d'Or - Amos

Les membres de la collective entourent la coordonnatrice Josée Gravel qui présente le logo du Centre Femmes Ressources. Dans l’ordre: Lucie Crépeault, Louisette Bouchard, Josée Gravel, Marielle Rioux et Marielle Galarneau-Godin. Absente: Christine Rancourt.

Depuis quelques semaines, le Centre Ressources Femmes dispose de nouveaux locaux à Amos pour accueillir les femmes de tous les horizons qui souhaitent briser l’isolement.

Fondé en 2011, le Centre Ressources Femmes est situé au local 150 du 69 de la 1re Avenue Ouest (voisin de TVC7). Il est ouvert deux jours par semaine pour le moment. Il s’agit de l’un des quatre centres de femmes de l’Abitibi-Témiscamingue.

«C’est un lieu d’appartenance où toutes les femmes sont les bienvenues. On ne traite pas d’une problématique en particulier, on prend les femmes là où elles sont, comme elles sont, et on les accueille avec tout l’amour qu’on peut leur offrir. Vous avez toutes votre place ici. Si vous connaissez des femmes qui sont isolées, qui aimeraient ça venir à des activités, invitez-les. On parle de tout et de rien en faisant des activités, tout ça sans jugement», a résumé la nouvelle coordonnatrice Josée Gravel, lors de l’ouverture officielle des nouveaux locaux, en juin dernier.

Briser l’isolement

Une trentaine de femmes ont participé à l’événement. L’une des fondatrices, Diane Caouette, a profité de l’occasion pour rappeler les origines et retracer le parcours du centre de femmes de la MRC Abitibi. C’est elle qui avait eu l’idée d’un tel service en 2008, qu’elle aura réussi à concrétiser en 2011 avec d’autres femmes, dont sa sœur Raymonde.

«Nous étions une dizaine de femmes à la toute première réunion, le 29 novembre 2010. Nous avons écouté les besoins. Les femmes ne voulaient pas s’impliquer dans l’organisation, mais plutôt se réunir pour socialiser, briser l’isolement, apprendre à se connaître et partager des choses. C’est au cours des mois suivants que nous avons voulu en faire un organisme, qui a obtenu ses lettres patentes le 7 novembre 2011 et qui a tenu son assemblée de fondation le 30 avril 2012», a-t-elle rappelé.

Le Centre Femmes Ressources s’est constitué en collective. «C’est une façon féministe d’administrer. Il n’y a pas de titres, pas de hiérarchie, seulement des mandats», a précisé Diane Caouette.

Financement récurrent

Sans réel financement, le Centre Femmes Ressources a commencé par organiser des marches avec une pause-café dans des restaurants. Puis, il a lancé un calendrier annuel pour s’autofinancer pendant quatre ans. Il a multiplié les activités puis, en devenant membre de la Corporation de développement communautaire d’Amos, il a aussi eu droit à des subventions de la Ville d’Amos.

En 2015, le Centre Femmes Ressources a officiellement été reconnu comme organisme en santé et services sociaux par ce qui est aujourd’hui le CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue, ce qui allait le rendre éventuellement éligible pour une subvention à la mission du Programme de soutien aux organismes communautaires.

«On s’est dit OK, le centre de femmes va durer. Il va vivre. On a rêvé, on est parti avec zéro et les gens y ont cru. On a une subvention récurrente depuis janvier 2018 et on a obtenu une augmentation cette année, ce qui nous a permis d’embaucher une coordonnatrice deux jours par semaine, de louer un local, d’ouvrir un poste d’agente de développement, etc.», a souligné fièrement Diane Caouette.

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