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17 juillet 2019

Pierre-Olivier Poulin - popoulin@lexismedia.ca

L’expérience d’une vie pour la Cité de la danse

Cité de la Danse - Whistler

©gracieuseté - Mona Damour

Des membres de la Cité de la danse pendant un de leurs numéros à Whistler.

DANSE SPORTIVE - Tout juste rentrés de Whistler, en Colombie-Britannique, les 57 danseurs et entraîneurs de l’école La Cité de la danse de Val-d’Or sont encore sur un nuage à la suite de leurs accomplissements à la Coupe du monde de danse, qui était disputée du 28 juin au 4 juillet et qui regroupait des athlètes de partout sur la planète.

Qualifiée pour la compétition à la fin du mois d’avril à la suite d’une excellente performance à la compétition 5678 Showtime de Tremblant, l’école a récolté deux médailles d’or à Whistler, grâce à une chorégraphie orchestrée par Maïka Trudel, Catherine Dunn et Sarah-Ève Aubin, pour le numéro C.I.T.É, et pour le numéro de C.Dévotion, créé par Mme Trudel. 

Les représentants locaux ont aussi mis la main sur la 2e place avec C.Respect (Catherine Dunn et Sarah-Ève Aubin) et deux 3e places pour C.Energy (Maïka Trudel) et C.Dream (Maryanka Paquette et Michelle Matte). 

104 000 $ amassés 

Invitée à rivaliser à l’autre bout du pays, la Cité de la danse avait un défi colossal d’amener le groupe de 134 athlètes, instructeurs et parents à l’autre bout du pays. Un voyage qui nécessitait des coûts avoisinant les 100 000 $, qui devaient être amassés en seulement deux mois grâce à des commanditaires et des campagnes de financement.  

En plus d’avoir reçu l’aide des citoyens, du municipal et de la région au complet, le groupe a même eu l’aide d’une entreprise finlandaise qui a donné un coup de main à la Cité de la danse. Au total, 104 000 $ ont été récoltés. 

«Sur place, c’était très enrichissant pour les danseurs et les parents. C’est exceptionnel d’avoir réussi à faire vivre ça à eux…Je veux remercier 104 000 fois les gens de nous avoir aider à aller là-bas sans casse-tête financier», a exprimé la présidente de l’association «Vis ta danse» et mère d’une danseuse, Christiane Richard.  

«C’était la première fois que la danse représentait la ville comme cela à l’extérieur. Ce qui me touche beaucoup dans cette histoire-là, c’est la mobilisation de la population. Au début, il y avait des sceptiques parce que veut, veut pas, on devait amasser cet argent-là rapidement», a pour sa part ajouté la propriétaire de l'école, Maribelle Sigouin. 

Pas de Londres 

Avec les médailles d’or obtenues en sol britanno-colombien, les représentants locaux ont reçu deux invitations afin de présenter leurs numéros au UK Dance Elite Championship, à Londres au mois d’octobre. 

Cependant, le projet devra être mis de côté puisqu’une somme équivalente au double nécessaire pour aller à Whistler était nécessaire pour défrayer les coûts. 

«On va laisser place au repos à la direction, aux coachs et aux enfants. Je ne crois pas personnellement qu’on aurait été capables d’aller amasser 200 000 $ dans la communauté. Aller à Whistler était déjà un exploit», n’a pas caché Mme Richard. 

Une vitrine exceptionnelle 

En plus de faire connaître la discipline, la Cité de la danse a eu l’occasion de se donner une crédibilité de qualité envers la population, mais également avec les autres académies de la province de Québec et à l’extérieur de celle-ci. 

Plus encore, l’effervescence créée ces dernières semaines rapporte déjà des dividendes alors que les inscriptions pour la prochaine année devraient augmenter un peu plus. 

«La danse devient de plus en plus à la mode. Donc oui, au niveau des inscriptions, on le ressent un petit peu chaque année. On fait toujours une période de préinscriptions et on a beaucoup de nouveaux élèves pour le stage. Par contre, on est un peu limité parce qu’on n’a pas des professeurs à la tonne et on commence à être limité dans nos locaux et nos horaires, donc il va avoir des ajustements à faire», a analysé Mme Sigouin. 

Pour cette dernière, un programme arts-études pourrait aider la danse sportive à être davantage reconnue. 

«Ça fait longtemps que je veux instaurer ça et travailler là-dessus avec des collègues. Ça risque d’être une concentration soccer, mais je crois que ça prend ça pour nos jeunes de la région. Étudier et faire quelque chose qui les passionne. Je l’ai vécu et c’est ce qui me motivait d’aller à l’école chaque matin», a-t-elle avouée. 

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