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14 août 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

L’Histoire inspire l’auteur Ian-Thomas Bélanger

Un récit historique avec la Guerre civile d'Espagne en toile de fond

Ian-Thomas Bélanger

©gracieuseté

Ian-Thomas Bélanger

LIVRES. L’auteur Ian-Thomas Bélanger a lancé son deuxième roman, Lettres d’Espagne, en mai dernier à Rouyn-Noranda. Ce second récit historique a la Guerre civile d’Espagne pour toile de fond.

Journaliste et historien de formation devenu enseignant d’anglais langue seconde, Ian-Thomas Bélanger s’est tourné vers l’écriture au début de la dernière décennie. «En réalité, c’est un peu par accident. Je faisais carrément une dépression nerveuse à l’époque et je voulais me trouver un projet. Ç’a été de commencer à écrire», explique l’auteur né à Matagami, mais qui a grandi à Rouyn-Noranda.

Il avait alors puisé dans ses connaissances en histoire pour imaginer une première aventure, L’éclaireur. «Je voulais toujours faire des histoires qui se passent en Abitibi-Témiscamingue et que ce soit toujours des fictions historiques. Je me suis demandé par où je pourrais commencer? Le Fort Témiscamingue m’a inspiré. C’est la première présence des Blancs dans la région», raconte-t-il.

Le roman a trouvé preneur aux Éditions Châteaufort, qui ont malheureusement fermé leurs portes à peine quatre mois après la parution du livre, en 2012. «Il s’est quand même vendu à 500 exemplaires, ce qui serait excellent au Québec selon ce qu’on m’a dit. J’ai aussi reçu de belles critiques d’historiens, sur le fait que le contexte historique était très précis et que je n’étais pas tombé dans les clichés sur les Autochtones», se souvient-il.

L’histoire de L’éclaireur se déroule pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) et aborde l’amitié profonde entre un Blanc et un Autochtone.

Correspondance

De 2015 à 2017, alors qu’il habite à Ottawa, Ian-Thomas Bélanger s’est davantage consacré à l’écriture de nouvelles littéraires, qui seront publiées dans des recueils des Artisans littéraires de l’Outaouais. C’est aussi là-bas qu’il a travaillé à son second roman, Lettres d’Espagne.

Bélanger Lettres d'Espagne

©gracieuseté

L’illustration de la jaquette du livre Lettres d’Espagne.

«Dans mes romans, les personnages sont inventés, mais ils auraient très bien pu exister» - Ian-Thomas Bélanger

«J’ai voulu faire un exercice différent, soit d’écrire sans plan. Pour L’éclaireur, j’avais fait un plan assez complet. Il me restait juste à mettre les mots. Pour Lettres d’Espagne, je me suis laissé un peu aller. Je l’ai écrit sous la forme d’une correspondance entre les deux personnages principaux, en me basant un peu sur l’ouvrage Partir, Les lettres de Pit Bellehumeur, de Fernand Bellehumeur», précise-t-il.

Guerre civile espagnole

Cette fois-ci, Ian-Thomas Bélanger met en valeur un autre pan un peu négligé de l’Histoire, à savoir la Guerre civile espagnole. Lucien Lapointe, un communiste acharné, fait partie des quelques Québécois qui ont quitté le pays pour rejoindre les Brigades internationales et lutter contre les forces fascistes de Franco.

En 1937, il échange des lettres avec son amoureuse, Madeleine Savard, restée à Hull. Elle affronte ses propres convictions religieuses, sa famille dysfonctionnelle et les préjugés associés à son amour pour un communiste dans un Québec plus proche des fascistes qui défendaient les valeurs de l’Église. Le lien avec l’Abitibi est plus ténu, puisqu’il s’agit du lieu où Lucien rêve de s’établir avec sa femme pour porter les valeurs communistes dans le sillon de la grève des Fros survenue trois ans plus tôt.

«Je l’ai présenté à deux ou trois endroits, dont les Éditions En Marge de Rouyn-Noranda. Stéphane Dupuy, dont la famille vient du Sud de la France, m’a dit que ses grands-parents lui parlaient tout le temps de la Guerre civile espagnole. C’est un conflit un peu oublié, mais pourtant assez fascinant. C’est le seul conflit purement politique qui a existé. C’est la Droite contre la Gauche. Les gens étaient clairement divisés en deux camps. Les gens retiennent surtout la Première et la Deuxième Guerre mondiale, mais c’est le prélude de la Deuxième Guerre mondiale», fait valoir Ian-Thomas Bélanger.

 

D’autres projets de livres

Ian-Thomas Bélanger n’a pas fini de raconter des histoires. Il a déjà écrit une suite à L’éclaireur, Le sentier des ombres, qui fait référence à la Révolte de Pontiac (1754-1763). Il aussi deux autres tomes en tête, Sur tes pas, en lien avec l’occupation de Montréal par les Américains en 1775, et Wendigo, dont l’action se déroulera où se trouve l’Abitibi-Ouest, en 1788. «J’aimerais bien rééditer L’éclaireur, ce qui pourrait se faire en deux volumes, parce qu’il compte plus de 600 pages. Ça ferait ainsi une série de quatre romans, dont un en deux volumes», confie-t-il.

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