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05 septembre 2019

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Action collective contre des prêtres oblats: victimes recherchées dans la région

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©Photo - Archives

Une action collective au civil touchant entre autres l’Abitibi-Témiscamingue est en branle contre une congrégation de prêtres oblats dont certains, souligne l’un des avocats des plaignants, ont été condamnés au criminel pour des abus sexuels survenus entre les années 1950 et 1990 dans l’ensemble du Québec à l’endroit d’une centaine de jeunes présumées victimes, autochtones pour la plupart.

De passage en Abitibi pour d’autres dossiers, Me Justin Wee a profité de l’occasion pour faire savoir que la poursuite que lui et ses collègues mènent contre la congrégation des Missionnaires oblats de Marie-Immaculée est actuellement à la recherche de victimes dans la région, victimes qui pourraient notamment se trouver à Lac-Simon, Pikogan, Winneway et Val-d’Or.

«On ne sait pas encore combien il pourrait y en avoir ici, mais il faut que les victimes, dont certaines ont souffert pendant 50 ans, sachent qu’elles ont maintenant l’opportunité de dénoncer les actes subis (et d’obtenir une compensation financière), a signalé Me Wee.

«On les invite à nous contacter sans tarder (chez Arsenault Dufresne Wee Avocats), car après un certain temps, ce ne sera plus possible de faire des réclamations», a-t-il fait remarquer en ajoutant qu’à l’échelle provinciale, la poursuite comptait de 140 à 150 présumées victimes jusqu’à maintenant, des autochtones et aussi des allochtones, qui étaient enfants au moment des faits allégués.

Des négociations

Me Justin Wee a indiqué que des négociations étaient présentement en cours entre les poursuivants et la congrégation religieuse afin d’éviter un procès civil et d’en venir à une entente visant à compenser financièrement les victimes.

«Nous n’avons pas encore de chiffres, mais ce qu’on peut dire, c’est que des Oblats ont été condamnés pour des actes épouvantables», a mentionné Me Wee en citant le cas du père Edmond Brouillard qui, tel que le soulignait un reportage de l’émission Enquête de Radio-Canada en octobre 2018, a écopé de cinq ans de prison au milieu des années 1990 pour avoir agressé sexuellement six enfants dans des communautés algonquines de l’Abitibi-Témiscamingue.

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