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06 septembre 2019

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

La région se mobilise pour la protection des enfants

Le programme Ma famille ma communauté porte ses fruits

Ma famille ma communauté

©Sophie Rouillard - Le Citoyen Val d'Or - Amos

De gauche à droite: Sylvie Leblond, directrice du programme jeunesse au CISSS-AT, Laurence Patenaude, coordonnatrice pour «Ma famille ma communauté», Nathalie Potvin, ambassadrice au Témiscamingue, Roch Riendeau, coordonnateur, Julie Frappier, directrice de la Maison de la famille de Val-d’Or, et Ghislain Nequado, coordonnateur et superviseur de la santé mentale et du Service de première ligne pour le Lac-Simon.

L’Abitibi-Témiscamingue est devenue la toute première région au Québec à offrir sur l’entièreté de son territoire le programme «Ma famille ma communauté», qui vise à mobiliser les ressources des communautés et les associer de près à la protection des enfants.

Ce programme, qui a d’abord été lancé comme projet pilote de 2012 à 2013 sur le territoire de la Vallée-de-l’Or, du Lac-Simon et de Kitcisakik, permet de faciliter le travail des intervenants du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS), mais aussi d’aider les enfants qui sont au cœur de situations familiales difficiles. 

«Ça permet à la famille d’avoir des partenaires pour trouver des solutions en équipe pour assurer une stabilité à l’enfant ou aux enfants concernés, explique, Roch Riendeau, l’un des coordonnateurs du programme. Ça aide à favoriser le maintien des enfants dans son milieu familial.» 

«Ma famille ma communauté» vise également à réduire la durée des placements ou encore le nombre de déplacements d’une ressource d’hébergement à une autre. 

Le programme repose sur le principe d’une rencontre nommée Processus décisionnel en équipe (PDÉ), qui permet aux parents, aux proches significatifs de l’enfant, aux intervenants du CISSS, mais aussi aux organismes de la région de se réunir pour aider à trouver des solutions lorsqu’il y a un risque de placement, de déplacement ou une possibilité de retour à la maison pour un enfant. 

«Nous avons déjà eu un cas où l’école était très impliquée et ses dirigeants ne comprenaient pas pourquoi l’enfant demeurait dans son milieu de vie compte tenu de la situation qu’il vivait, raconte Roch Riendeau. Alors, avec l’accord des parents, nous avons invité des représentants à venir s’asseoir avec nous pour qu’ils puissent bien comprendre la situation. C’est simplement un grand travail d’équipe.» 

Des résultats positifs 

Le CISSS a déjà souligné plusieurs bienfaits grâce à Ma famille ma communauté. 

En 2018-2019, le programme a connu une année record en orchestrant 78 rencontres qui ont impliqué 124 enfants. 

«À l’issue des rencontres, le taux de maintien dans le milieu où se trouvait l’enfant est de 76%, donc qu’il n’y a pas eu de placement ou de changement», précise Laurence Patenaude, également coordonnatrice du programme. 

Communautés autochtones 

«Ma famille ma communauté» a également été bien accueillie du côté des communautés autochtones de la région. 

Selon Ghislain Nequado, coordonnateur et superviseur de la santé mentale et du Service de première ligne pour le Lac-Simon, ce programme rejoint les valeurs des Premières nations. 

«Nous avons toujours fait ça, nous, impliquer tous les membres d’une famille dans la vie d’un enfant, indique M. Nequado. Un grand-père qui élève et s’occupe de son petit-fils pour l’aider à avoir une meilleure vie, par exemple, ça rejoint totalement notre culture et nos valeurs.» 

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