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14 septembre 2019

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Orignaux dans la Réserve faunique : le ministre Dufour s’engage pour un inventaire aérien

Pierre Dufour

©Photo L'Éclat/Le Citoyen - Dominic Chamberland

Une première patate chaude pour le ministre régional Pierre Dufour.

Pierre Dufour s’explique plutôt mal la récente sortie et la demande de moratoire de la nation algonquine sur la chasse à l’orignal dans la Réserve faunique La Vérendrye en raison d’une possible baisse du cheptel sur ce territoire.

«Je leur ai donné ma parole de ministre que l’on procédera, avec eux, à un inventaire aérien du cheptel cet hiver, parce que ça ne peut pas se faire quand il y a des feuilles dans les arbres (pour une question de visibilité), a indiqué le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

«Nous ferons aussi un décompte terrestre au besoin et on prendra des actions en vue de la saison de chasse 2020 s’il le faut, mais c’est évidemment trop tard pour cette année (la période de chasse étant commencée), a-t-il poursuivi.

«Ils (les leaders algonquins) disent que le cheptel est en baisse. C’est possible, mais ils se basent sur quoi? Ce sont juste des présomptions, alors que le politique doit pouvoir s’appuyer sur des chiffres et des données scientifiques pour prendre des décisions (d’où la volonté d’effectuer un inventaire aérien pour voir ce qu’il en est). Or, tout ce qu’on a comme chiffres pour le moment, c’est le nombre de bêtes abattues, qui est stable d’année en année», a expliqué M. Dufour.

Patate chaude

Pierre Dufour, qui est aussi député provincial d’Abitibi-Est et ministre responsable de la région, signale avoir rencontré les leaders algonquins à 24 heures d’avis concernant cette patate chaude, le 16 août dernier, avant de les rencontrer à nouveau cinq ou six jours plus tard. «L’un de mes adjoints et moi avons même changé notre horaire à la dernière minute pour les rencontrer, a-t-il fait remarquer.

«Ce qui me déçoit dans leur démarche, c’est qu’ils ont demandé ce moratoire à peine un mois avant le début de la saison de chasse, alors qu’ils auraient pu m’en parler bien avant puisqu’on s’était déjà rencontrés pour d’autres choses, que je suis en poste depuis novembre 2018 et qu’ils ont mon numéro de téléphone personnel, a souligné M. Dufour. Cela dit, je comprends qu’ils ont des droits ancestraux et que l’orignal est une nourriture de base pour les Algonquins. Il faut maintenant se rasseoir ensemble pour avoir une bonne collaboration et établir une situation gagnant-gagnant.»

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